28 février 2007

Fins de semaine

Le jour le plus agréable de la semaine est sans conteste le vendredi. Surtout quand on s’approche de 18h, ou même de 17h30 et qu’il est temps de quitter le bureau et de commencer le week-end.

La semaine dernière, le week-end a été particulièrement agréable. Le vendredi, j’ai rejoint Seb en ville pour un film qui s’est révélé plutôt moyen mais en rentrant à la maison j’ai eu une bonne surprise : une lettre d’un concours de poésie auquel j’ai participé en octobre dernier, j’ai gagné le premier prix !! Je dois me rendre fin mars à la remise des prix pour lire mon poème et récupérer mes 1000 euros (et oui, quand même !). Ce concours, organisé en Irlande, est international et j’ai bien sûr participé dans la catégorie « français ». Seb était très jaloux car il avait aussi envoyé des poèmes, que je jugeais meilleurs, mais qui ont perdu… Comme dirait ma mère, pour ceux qui ne lisent pas de la poésie contemporaine au petit dej, mes poèmes, plus classiques, sont plus abordables.

Le samedi, je me réveille donc aux anges et un soleil radieux brille dans le ciel. Le temps fut si agréable qu’on se serait cru au printemps. On est allé en ville à l’échange linguistique japonais (comme souvent) qui s’est prolongé par un resto chinois. Puis, profitant du soleil, nous nous sommes baladés en ville. Les journées qui rallongent, l’argent gagné inopinément, tout ça m’a donné envie de faire du shopping, activité à laquelle je ne me livre que rarement mais qui reste très agréable. Il est une boutique tout à fait incroyable à Dublin : Penneys, où l’on doit absolument éviter le rayon chaussure si on ne veut pas craquer direct. D’un autre côté, les prix sont si attrayants qu’on ne risque pas de se ruiner. Samedi dernier, j’ai trouvé de magnifiques chaussures rouge à talon, genre chic, à seulement 5 euros, mais aussi une jupe à 9 euros, une autre à 13 et un haut à 11 euros… La semaine d’avant, tenez vous bien, j’avais acheté des bottes à 9 euros (non, vous ne rêvez pas) et des ballerines à 5. Je sens que cela va en motiver certaines pour me rendre visite…

Irlande

IrlandePour terminer l’après midi, un thé earl grey dans un café « Insomnia », soleil couchant sur Henry Street puis bus 27 jusqu’à chez nous. Soirée tranquille de samedi soir, petit repas à deux, dernier épisode de nos séries préférées (Lost, Prison Break ou Desperate Houswives), lecture et sommeil réparateur. Le dimanche, le soleil s’est un peu caché, mais la température encore clémente et l’absence de pluie nous pousse à faire une petite balade. Je conduis la Nissan tressautante, dont j’ai maintenant l’habitude car depuis que Seb travaille chez Google, je l’utilise tous les matins, et direction le nord de la ville. Je montre à Seb la « business area » où je travaille puis nous prenons la route de Malahide pour faire un tour sur la plage. En ce dimanche après midi, nombreux sont les irlandais qui ont profité du relatif beau temps pour sortir faire un tour. Les enfants de tous ages cours entre les dunes à l’herbe jaune, le vent et le sable dans les cheveux. Nous marchons tranquillement sur la plage où les longues étendues claires et la douce odeur du sel nous rappellent les marées normandes. Nous ne sommes qu’en février et après le vent encore très froid de la mer, un thé chaud est de nouveau appréciable.

Irlande

Le lendemain, c’est lundi et il pleut. La semaine qui suit est rude et je travaille beaucoup. Pour ceux que ça intéresse, et qui comprennent, je devais mettre en ligne un groupe de sites pour un très gros client sur lesquels je travaille depuis plusieurs mois (jusqu’ici, tout le monde comprend). Mais la veille, j’ai appris que le site ne serait pas hébergé sur nos serveurs et que le langage que j’avais utilisé, le jsp, ne serait pas accepté par ces imbéciles d’eircom (le serveur du client) et que donc je devais tout reprogrammer en asp. Vous n’avez rien compris à cette dernière phrase ? Ce n’est pas grave ! Le point essentiel est que j’ai du faire des journées de plus de 10h mercredi et jeudi, à la fois stressantes (même si rien de tout ça n’était de ma faute) et très fatigantes. Enfin bon, en conclusion, le site a été mis en ligne avec deux jours de retards (seulement 2 jours, grâce à moi) et que j’ai gagné avec ce projet la confiance de mon équipe et de mon manager. Cerise sur le gâteau, le client a été très content de mon travail et j’ai reçu 6 bouteilles de vin de sa part en guise de remerciement. Ca vaut le coup de travailler pour des hôtels de luxe !

Ce week-end-ci, le temps a été plus irlandais, mais on s’est bien reposé (vive les week-end à ne rien faire !!) et on a vu un beau film : Blood Diamond.

11 février 2007

Fantastic’Art 2007 : journée du samedi

Kilomètre 31Kilomètre 31

On aurait pu penser, à lire le résumé, que ce film n’avait vraiment aucun intérêt. Et on est donc assez agréablement surpris par ce petit thriller mexicain, qui, certes, manque cruellement d’originalité mais qui se laisse regarder et dont la fin est plutôt réussie. En conclusion : pas trop mal !

The Great Yokai WarThe Great Yokai War

Cette année, le seul film de Miike était hors compétition. Comme à chaque fois, on ne savait pas à quoi s’attendre mais sans doute pas à ça ! On n’avait à peu près tout vu chez Miike, des films de Yakusa aux fables fantastiques étranges en passant par l’horreur et le gore pur, mais on n’avait pas encore vu de films pour enfant… Je précise que cela reste un film pour enfant assez étrange et très Miikéun, mais tout de même un film pour enfant. Le héro a d’ailleurs à peu près 8 ans et se bat contre les esprits du mal en compagnie de Yokai, êtres pour le moins étranges. Film plaisant mais sans doute plus facile à apprécier quand on a une véritable bonne connaissance des croyances et esprits japonais…

Irvin KeshnerHommage à Irvin Kershner suivi de Black Sheep.

Pour être sûr de pouvoir assister à cette séance, nous avions snobé Cry Wolf, ce qui nous a permis de rentrer ranger et prendre toutes nos affaires au chalet et d’arriver à l’avance pour la séance suivante.

Après le beau discours d’Irvin Kershner sur l’émotion partagée au cinéma, la séance de Black Sheep a commencé, illustrant parfaitement son propos. En effet, quand Irvin Kershner a parlé du plaisir du réalisateur d’entendre rire les spectateurs, cela aurait pu directement visé Jonathatan King, réalisateur de Black Sheep.

En effet, celui-ci a du être ravi d’avoir à faire à un public tellement acquis à sa cause des moutons mutants. Toute la semaine, les festivaliers avaient attendu avec impatience le film, comptant même les moutons des autres films. Durant le générique de début, on entendait déjà des bêlement venant de la salle suivis de rire fusés. Le film a, sans surprise, gagné le Prix du Public, ainsi que le Prix Spécial du Jury, à égalité avec Fido. Il faut dire que son humour ovin était tout à fait hilarant, l’inscrivant dans la juste descendante de Brain Dead ou bien même Evil Dead.

Les spectateurs ont non seulement ri, mais aussi applaudi à plusieurs reprise durant le film devant les scènes de moutons carnivores dévorant les humains. Le réalisateur s’est vu demander plusieurs autographes à la fin de la séance et des applaudissements l’ont accompagné lorsqu’il quittait la salle. Un film dont on attend maintenant avec impatience la sortie en Nouvelle Zélande puis en France, pour sans doute le voir devenir culte !

Black Sheep

Petites phrases cultes signées Black Sheep :

«
- Bon, cette fois tu m’écoutes et tu ne refais pas le coup de la ferme aux saumons !
- Quoique tu puisses dire : ces poissons sont morts libres !!
»

«
- Je me suis fait mordre par un hippy bizarre qui ressemblait à un mouton.
- Oh non ! Tu vas devenir l’un d’eux !!
- Quoi ? Un Hippy ?!!!?
- Mais non un mouton !
- Ouf…
»

Et sur cette belle réussite, nous terminons notre festival, il continuait bien sûr le dimanche, mais nous devions rentrer le samedi soir, car le dimanche c’était l’avion pour l’Irlande. Nous avons tout même vu 9 des 10 films en compétition, dont les 3 trois qui ont gagné et qui sont aussi les 3 à retenir : Fido, Black Sheep et Den Brysomme Mannen.

6 février 2007

Fantastic’Art 2007 : journée du vendredi

Norway of lifeDen Brysomme Mannen

Voici le grand gagnant du festival : il a raflé le Grand Prix, Prix de la Critique Internationale, le Prix du Jury Jeune et le Prix Sci-Fi. S’il n’a pas eu le prix du public, il a tout de même beaucoup plu aux festivaliers et méritait vraiment sa victoire écrasante.

Si vous avez déjà rêvé d’habiter dans le monde parfait du magazine Ikea, ce film est fait pour vous. Car c’est ce qui arrive au héro qui s’installe dans une ville étrange où il reçoit un appartement, un emploi et bientôt une femme. Ici tout le monde semble heureux et passe son temps à feuilleter des magazines de meubles et à redécorer son appartement. Le confort matériel est en effet érigé en principe maître. Cependant, quelque chose cloche et la saveur de la vraie vie va vite manquer au héro.

Dans l’ensemble, une fable vraiment troublante à l’humour cynique norvégien appréciable. La scène du métro a des chances de devenir culte…
J’espère en tout cas que son succès sans équivoque au festival va booster un peu sa carrière française.

Pee WeePee Wee’s big Adventure

Petite pause Tim Burton entre deux films en compétition. On peut se demander avec raison ce que ce film faisait à Gérardmer, mais bon, il est toujours bon d’étendre sa culture ciné ! A vrai dire, je n’ai pas tout suivi car j’étais vraiment fatiguée et que j’ai donc eu tendance à sombrer dans des sommeils express au cours de la séance. Cependant, cela reste un film plaisant surtout si on apprécie l’humour à la Tim Burton. J’ai tout de même préféré Mars Attacks ou Charlie et la Chocolaterie.

SakebiSakebi

Petite déception pour ce nouveau Kurosawa (Kyochy pas Akira) qui reste bien moins bien que Séance. Ici, le réalisateur n’a pas trouvé son rythme et le film se traîne un peu, endormant au passage une partie de la salle qui l’a jugé bien sévèrement. Même si je n’ai pas été très convaincue par le fantôme volant, je reste tout de même moins dure que la majorité du public (serai-je partiale ?) et avoue avoir ressenti une angoisse latente dans les longs plans fantomatiques.

David KaradineCoup de chapeau à David Carradine suivi de Sisters

David Carradine est plutôt un acteur de l’action que du fantastique, donc on se demande un peu pourquoi lui et pas un autre, mais on a pu prendre quelques photos…

SistersEt puis, les extraits de Kill Bill étaient toujours plus intéressants que le film qui a suivi, bon perdant de ce festival ! Déjà, c’est un film plus ou moins inutile (disons plus que les autres) car il existe déjà. En effet, c’est un remake d’un film de Bryan de Palma : Sœurs de Sang. Or je pense que l’original était bien mieux… Si l’histoire, jusqu’à la dernière partie, arrive, malgré sa réalisation pas très originale, à accrocher le spectateur, la fin est des plus décevante. Elle est à la fois pas très claire (on comprend pas grand-chose, pourtant je suis habituée aux films obscurs) et pas très intéressante, sans doute car l’ambiguïté des personnages n’a pas été assez poussée auparavant. Bref, si vous aimez les histoires de sœurs intrigantes, voyez plutôt Deux Sœurs, film coréen grand prix 2004 du festival.

Ensuite, il y avait toute une soirée Massacre à la Tronçonneuse, mais nous, on travaillait le lundi matin et on avait du rangement à faire, donc on est rentré se coucher avant notre dernier jour de festival !