23 décembre 2009

Francfort et les avions !

Lundi soir, on pensait notre séjour terminé mais les choses se passent autrement ! A l’enregistrement, notre hôtesse semble embêtée et appelle à l’aide une de ses collègues. « Is there a problem ? » demande Seb, et elle nous répond très honnêtement : « Yes ! ». En effet, notre correspondance Francfort-Paris du soir est annulée… Nous ne sommes pas les seuls à avoir le problème : un groupe de français qui avaient déjà pris l’avion avec nous à l’aller est aussi bloqué. Après beaucoup de blabla en russe, on nous explique que l’on prendra bien l’avion pour Francfort ce soir mais que l’on passera la nuit là bas et que nous partirons pour Paris demain matin !!

La trajet se passe normalement, un peu tendus peut-être à l’idée de ce qui nous attend. A l’arrivée à Francfort, on s’allie au groupe de français (une famille de 6 personnes) et on se dirige vers un point d’information. Là commence la galère dans le grand aéroport où nous sommes baladés d’un coin à l’autre, où à chaque fois je répète poliment notre mésaventure (c’est pratique l’anglais) et où on est toujours envoyé à un nouveau guichet. Il faut dire que des guichets Lufthansa à Francfort, il y en a partout !! On finit par échouer dans une queue interminable toujours groupés avec les autres français. J’en profite pour aller « faire les boutiques », en fait je voudrais juste trouver des sous vêtements de rechanges car je n’ai pas mes bagages. Mais je dois vite me rendre à l’évidence : ce n’est pas possible, la moindre petite culotte coûte 15 euros !! Je me demande comment cela se fait qu’alors que des tas de passagers échouent chaque jour dans les aéroports perdus et sans bagages, il n’y a pas de petit kiosque d’achat d’urgence où ils vendraient des kits sous vêtements / brosse à dent / etc. Si quelqu’un veut se lancer dans le commerce…

Enfin bon, quand je rejoins le groupe, on a enfin trouvé la bonne file d’attente et la situation semble se débloquer. J’explique pour une énième fois que nous venons de St Petersburg, que notre avion est annulé et patati et patata. Sébastien et moi recevons alors nos billets pour demain et un « hôtel voucher » pour la nuit. Alors que le guichetier s’occupe de la famille de 6, nous les quittons pour trouver la navette qui doit nous amener à l’hôtel. On a de la chance et on se retrouve très rapidement dans le bus. 20 minutes plus tard, nous voilà à l’hôtel. Il semble très banal, rien à voir avec le 5 étoiles auxquels ont eu le droit la veille des amis du groupe de français. Le notre semble spécialisé dans l’accueil des paumés de l’aéroport comme nous. La navette dépose régulièrement les voyageurs par grappe, égarés, « hotel voucher » à la main,  et qui se précipitent désépérés vers la réception. Les employés rodés distribuent en quelques minutes les cartes pour les chambres, les bons pour les repas tout en prenant les horaires des vols du lendemain.

Le repas est une sorte de buffet très peu appétissant. J’ai déjà mangé dans l’avion et donc je n’ai pas faim (surtout à la vue du buffet). Heureusement, j’arrive à négocier une tisane qui me semble plus appropriée que des frites et du poulet. Attablés, nous croisons à nouveau nos compagnons d’infortune, envoyés dans le même hôtel mais qui ont du mal à trouver une navette. Épuisés, la nuit semble bien courte. A 5h30, nous sommes à nouveau en bas, tentant d’obtenir une tasse de thé alors que l’unique serveur semble dépassé par les évènements. Puis, enfin : navette, aéroport, sécurité, embarquement, avion, Paris ! Ouf, on est tout de même bien contents d’être arrivés !

22 décembre 2009

Encore la neige…

Lundi, la neige tombe plus encore que la veille. Les trottoirs et les routes sont maintenant entièrement recouverts d’une épaisse couche blanche. Vu le temps, on  décide de prendre le métro. La station n’est qu’à 10 minutes, mais on a l’impression d’être en expédition dans le grand nord !!

Le métro est très impressionnant, il doit être très profond pour passer sous la Néva et les canaux. Les escalators semblent ne jamais finir et descendent dans de longs tunnels. Nous arrivons directement dans le centre ville et rejoignons le musée russe tout près. C’est un très beau bâtiment classique qui abrite une des plus grande collection d’art Russe du Moyen-Age au XXème siècle. Dans les salles somptueuses, nous avançons à travers l’histoire artistique du pays, depuis les icônes jusqu’au portraits des Tsars puis aux peintres « ambulants » du XIXème siècle. Ces artistes se libérèrent de de l’académisme existant pour peindre des sujets plus quotidiens (la campagne russe, les travailleurs, …) tout comme les français à la même époque.  J’ai préféré ce musée à l’Ermitage où l’esprit de Catherine II semble encore dominant : en montrer le plus possible pour épater la galerie. Mieux exposées, les toiles du musée russe se laissent plus facilement apprécier…

Après cette escapade artistique, nous revoilà pris de considérations plus terre à terre : où prendre un goûter ?!? Un petit café « guide du routard » à deux pas du musées fera l’affaire, nous buvons thé et chocolat avec, pour ma part, une Sachetorte dans un joli cadre chaud et confortable. Ensuite, plutôt que d’affronter la neige, nous nous baladons dans une grande galerie marchande où l’on achète des cadeaux de noëls pour nos neveux et nièces. Resteront dans les anales mes diverses tentatives de communication avec les vendeuses russes pour comprendre à quels ages correspondaient les tailles des vêtements pour enfant : « Baby (geste pour mimer le bébé dans les bras), small small : 3 month ! . Puis métro et direction hôtel et SPA… Le soir, dernière soirée dans un agréable restaurant pas trop loin où de jeues russes fêtaient visiblement un enterrement de vie de jeune fille.

Aujourd’hui, nous profitons de la dernière journée pour visiter la forteresse Pierre-et-Paul. Mais d’abord nous décidons de payer pour la première fois, le petit déjeuner buffet de l’hôtel. Il coûte excessivement cher et les autres jours, nous nous sommes fait apporter un petit dej pour deux dans la chambre. Le buffet est très bien garni et nous mangeons plus que de raison : céréales, fruits secs, fruits frais, fromage blanc, muffins, crosisants, toasts, oeufs brouillés, bacon, fromage etc. (Et encore, nous n’avons pas goûté à tout !!)

Nous quittons l’hôtel le ventre trop plein et nous dirigeons vers la forteresse. Elle se trouve sur une île en face du centre ville (notre hôtel aussi, mais ce n’est pas la même île). Aujourd’hui, le temps est meilleur qu’hier : il ne neige pas. Le soleil perce même à travers les nuages et l’ermitage apparait dans la brume, magnifique, derrière la néva gelée. Nous visitons la très jolie petite cathédrale Pierre-et-Paul, toute en dorures et en couleurs, dans laquelle sont enterrés les Tsars dans de grands tombeaux de marbre. Les restes de la famille impériale tuée à la révolution ont été identifiés par ADN et ont rejoint leurs ancêtres en 1998.

Après ça, on visite la prison à l’intérieur des remparts. C’est là que Pierre le Grand fit enfermer et torturer à mort son fils soupçonné de trahison. C’est aussi là, qu’à partir du  XIXème siècle, tous les révolutionnaires furent envoyés puis remplacés par les anti révolutionnaires après 1917. On finit notre balade par le musée retraçant l’histoire de la ville qui a le gros défaut de n’être expliqué qu’en russe (mais la qualité d’être bien chauffé). L’après-midi avance et après un thé dans un agréable café, il est temps de rentrer à l’hôtel où nous attend le taxi pour l’aéroport…

20 décembre 2009

L’Ermitage, le vent et la neige

On traine un peu ce matin et on ne quitte l’hôtel que vers 12h30. Aujourd’hui, le temps est plus difficile à supporter qu’hier car il y a du vent. A peine dehors, nous voilà assaillis par une rafale chargée de neige. Les fins flocons se déposent en vague sur le trottoir et se soulèvent en écume au dessus de la route. Nous marchons pour rejoindre l’Ermitage. On n’a pas idée de l’échelle d’une ville avant de l’avoir visitée. Saint-Petersbourg n’est pas très grande mais tout y est gigantesque : les larges avenues donnant sur les immenses places. Celle qui s’étend devant l’Ermitage est la plus impressionante. Percée de canaux, on pourrait penser que la ville ressemble à Amsterdam (comme le voulait Pierre le Grand), mais pas du tout ! Ici, les rues droites sont bordées d’imposantes bâtisses colorées d’inspiration classique ou baroque.

Nous entrons dans le palais de l’Ermitage pour visiter le fameux musée. Une grande partie de la collection a été réunie par la tsarine Catherine II qui envoyait ses conseillers à travers toute l’Europe pour acheter des tableaux.  Nous organisons notre visite autours de la peinture : collections française , hollandaise, flamande et italienne du XVème au XXème siècle. Mais les tableaux ne sont pas la seule chose à admirer, les salles sont plus somptueuses les unes que les autres : murs dorés, plafond peint ou sculpté, parquet en marqueterie, … L’art baroque dans toute sa splendeur !

Après le musée, nous marchons dans la ville à la recherche d’un endroit où goûter / manger. On suit les indications du petit futé vers une chaine de restaurants russes spécialisée dans les crêpes. L’endroit est agréable, très peu cher, pas vraiment pour les touristes. D’ailleurs, le menu en anglais n’est pas affiché, c’est le serveur qui nous le donne. En sortant de là, il fait nuit et la neige tombe de plus belle. Nous marchons vers l’hôtel complètement gelés. Sous les éclairages de noël, la neige scintille, mais avec un bonnet descendus jusqu’aux sourcils et une écharpe montée jusqu’au manteau, il est difficile de lever la tête.  Nous arrivons à l’hôtel grelottants et couverts de flocons.

Nous profitons de la fin d’après midi pour découvrir le spa de l’hôtel : un peu de luxe ne fait pas de mal. Il est absolument magnifique : une grande piscine pleine de jets d’eau, des jacuzzis, des saunas, des hammams… Un vrai plaisir de chaleur et de détente pour se remettre des heures passées dans le froid.  On termine la soirée par un restaurant russe pas très loin (assez loin quand même pour être pétrifier par le vent glacial) et nous revoilà à l’hôtel : fin de la deuxième journée !