29 avril 2010

World Books Challenge : Sénégal, Une si longue lettre

Pour le Sénégal, j’ai choisi un roman un peu au hasard en me baladant à la Fnac. J’ai été séduit par la quatrième de couverture et aussi le fait que l’auteur soit une femme : Mariama Bâ. Je n’ai pas été déçue !

Beaucoup de sensibilité dans cette œuvre. Ce n’est pas autobiographique mais on sent que l’auteur l’a nourrie de toute la réalité de sa vie et de son pays. Le roman est construit sous forme épistolaire : une femme écrit à son amie alors qu’elle vient de perdre son mari. A travers sa lettre, elle évoque toute leur vie, leurs luttes, leurs espoirs et déceptions. Les personnages, décris par la narratrices, sont très travaillés, loin de la caricature. Chacun d’eux semble tiraillé entre la tradition et la modernité et se positionne comme il peut dans ce pays en mutation. C’est un récit assez simple que l’on sent plein de tendresse et d’espoirs malgré les déboires. Un livre qui permet aussi de mieux comprendre le Sénégal et, en particulier, la position encore très fragile des femmes. Je ne regrette qu’une chose, Mariama Bâ, décédée en 1981 à 52 ans, n’a écrit qu’un seul autre roman et j’aurai donc peu d’occasions de la lire !

26 avril 2010

World Books Challenge : Norvège, Hedda Gabler

Bien que férue de théâtre, je n’avais jamais lu Ibsen et c’est avec Hedda Gabler que je découvre cet auteur incontournable. Ibsen est un auteur du XIXème siècle et pourtant quelle modernité dans cette pièce ! Rares sont les auteurs de cette époque qui ont su donner tant de profondeur et d’intelligence à leurs personnages féminins. Hedda est une femme époustouflante et élégante, la femme que chacun voudrait épouser. Mais Hedda, c’est surtout une femme qui s’ennuie, dont l’intelligence n’a jamais été exploitée, qui ne vit que par dépit et s’amuse de la souffrance des autres comme un chat avec des souris. Les autres personnages ne sont pas en reste, à la belle Hedda on oppose la mignonne Mme Elvsted qui a su quitter son mari qu’elle n’aimait pas, oubliant le scandale, quand Hedda a épousé celui qu’elle méprisait.

Le rapport de force entre ces deux femmes sous tend la pièce. Chaque scène semble fondamentale, marquée par la tension dramatique qui se sent à chaque réplique. Je n’ai pas vu Hedda Gabler, je l’ai lu. Mais j’ai senti la pièce se dérouler sous mes yeux, c’est là, la force du texte. Ibsen s’impose à moi et je vais me dépêcher de découvrir ses autres pièces. Je me réveille un peu tard, la Maison de Poupée a été montée quatre ou cinq fois cette année, mais je l’ai loupée !

Enfin, mon seul vrai regret, c’est que je voudrais jouer Hedda ! Je voudrais pouvoir monter cette pièce. Mais bon, je n’ai ni troupe, ni temps donc je vais me contenter de travailler certaines scènes au conservatoire et un jour, peur-être, dans ma vie de comédienne amateur, l’occasion  se présentera…

18 avril 2010

Mon jardin par la fenêtre

Mon jardin mal entretenu est envahi par les pruniers sauvages et l’herbe non coupée pousse, libre, pleine de pissenlits et de marguerites. Mais les reflets du soleil sont si jolis quand ils éclairent les feuilles que je n’ai pu résister à la tentation de transposer en aquarelle la vue que j’ai de mon salon…