15 octobre 2010

Photo du mois : À poil(s)

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème.

Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci, le thème est « A poil(s) ».

And that’s all you’ll see !!

Qui a photographié son chien ? Qui s’est dénudé ? Découvrez la façon dont les autres ont traité ce thème :

Olivier, Anne, Véronique, Virginie, Shandara, Sandrine, Fabienne, Damien, Marie, Nolwenn, Céline in Paris, Anne fra Sveits, Célia, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Cynthia, Caroline, Doremi, Sophie, Tambour Major, Nathalie, François, Mélanie, Célia, Chris, Godnat, ClaraSept Pour le Québec, Christophe, Chouchou, Thib, Genki, 100driiine, Gouli, Danièle, Ludo, Carole, Alice, Céline, Carolette, Claude, Marion et Pépinette

10 octobre 2010

World Books Challenge : Afghanistan, Mille soleils splendides

Pour l’Afghanistan, j’avais depuis longtemps envie de découvrir le mondialement connu Khaled Hosseini. Cependant, il se trouve que par hasard, je ne lis pas son best seller Les Cerfs volants de Kaboul mais son second roman, moins connu, Mille soleils splendides… Et je ne regrette pas du tout !

Dans Mille soleils splendides, l’auteur raconte son pays à travers le regard de deux femmes. Ce n’est pas choix commun pour un auteur masculin, surtout dans un pays où la femme est si souvent bafouée, où se qu’elle pense et ce qu’elle ressent si souvent ignoré. Mais l’auteur se plonge au cœur de leur ressenti et fait vivre son pays par leurs yeux. La première nait en 1959, la seconde le jour de la révolution en 1978. A travers elles deux, témoins et victimes, on découvre toute l’histoire de l’Afghanistan : ses coutumes et ses contrastes, l’occupation communiste, la guerre civile, les talibans. Mais le récit historique en arrière plan n’empêche pas le récit de la vie des ces deux femmes, récit dans lequel on se plonge complètement. L’identification à ces personnages, la compréhension profonde qu’on a d’elles nous aide à mieux ressentir le pays lui même et les évènements qui le chamboulent. C’est un livre prenant, je l’ai lu en à peine quelques jours. On a pas envie de s’en détacher, il est empreint de suspense, de douleurs, de beauté.

Et on découvre aussi une ville, Kaboul dont on ne connait toujours que la face meurtrie, que les rues ensanglantées par les bombes, l’image d’une ville perpétuellement en guerre. Ici, on découvre l’amour des Afghans pour leur ville. On voit ce qu’elle était avant la guerre,  la richesse  et la beauté qu’elle enferme, on voit ce qu’elle pourrait devenir en temps de paix. On comprend la douleur que doivent éprouver les habitants de voir leur pays et leur culture ravagés par des années de guerre.

La situation politique actuelle nous empêche de voyager en Afghanistan et de découvrir réellement ce pays. Certaines de ses richesse culturelles sont perdues à jamais, comme les Bouddhas de pierre.  Mais Khaled Hosseini nous offre son pays à travers son livre. Il nous permet de mieux comprendre l’Afghanistan, de découvrir sa complexité et sa beauté malgré la guerre, les burqas et les talibans.

6 octobre 2010

Films de septembre

En septembre, 5 films ! dont 2 dont j’ai déjà parlé à propos de l’étrange festival.

Piranha 3D de Alexandre Aja

Ce réalisateur français amateur de gore nous avait déjà offert le très beau remake La Colline a des yeux. Ici, il reprend encore des vieux classiques avec Piranha 3D. Je ne suis pas une fan de la 3D, je ne trouve pas que ça fasse de belles images et ça donne mal aux yeux. Mais j’aime la façon dont c’est ici décalé pour jouer avec de  gros poissons méchants.  Tout est trop dans ce film, rien n’est à prendre au sérieux et c’est ce qui le rend agréable. On nous montre des corps parfaits, des tas de beaux jeunes gens et tout le monde se fait déchiqueter par les poissons dans un vrai bain de sang. Amateurs de gore, bienvenue !

Oncle Boonmee, celui qui se souvenait de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul

C’est le premier film que je vois de ce réalisateur dont j’étais curieuse. La palme d’or à Cannes semblait une bonne occasion. Mais il m’a surtout laissée perplexe. Les scènes sont assez belles prises une à une mais j’ai eu du mal à rester concentrée, je ne voyais pas vraiment où ça allait. Ça ne me gène pas de ne pas tout comprendre à un film mais j’aime ressentir une certaine cohérence qui ici m’a manquée. Peut-être ma sensibilité mystique n’est-elle pas assez développée ?

Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois

C’est agréable de voir un bon film français surtout sur un sujet aussi sensible. Pourtant je ne suis pas croyante et pas très friande de sujet religieux. Mais ici, j’ai trouvé que le questionnement sur la foi, le devoir, le sacrifice était très joliment amené. Les acteurs jouent tous parfaitement bien et la réalisation est très travaillée, toute de longs plans, de lumières et de détails. Le film ne prend pas parti et nous fait comprendre le combat et le choix de ces moines ce qui n’était pas aisé.