25 septembre 2011

Les Ateliers de Ménilmontant

Hier, samedi, promenade à Paris sous le ciel bleu comme un reste d’été : je vais visiter les ateliers de Ménilmontant qui s’ouvrent au public du 23 au 26 septembre. 80 adresses à découvrir dans le quarter qui expose chacune un ou plusieurs artistes. Une belle façon d’aborder un art contemporain et varié, de rencontrer et discuter avec les artistes. Et les oeuvres ont le bon goût d’être accessibles à un budget limité et nous donnent envie de devenir, nous même, collectionneurs : j’ai vu de petits collages très jolis à 10 ou 20 euros et des plus grands formats entre 100 et 500 euros… Bien évidemment, je n’ai pas eu le temps de tout voir ! Mais j’ai déjà pu faire de jolies découvertes.

  L’Atelier d’Eric Fayolle

C’est tout à fait par hasard que nous entrons dans l’atelier d’Eric Fayolle qui n’était pas listé dans les ateliers officiels de l’évènement mais qui se trouve dans le même quartier au 154 rue Oberkampf et qui est ouvert plusieurs jours par semaine. Tout de suite, nous sommes séduites par ces étranges images entre photographie et peinture. L’artiste, que nous rencontrons assis devant son ordinateur, nous explique sa démarche : la plupart de ses photos sont imprimées sur des papiers particuliers qui leur donnent cet aspect dessin. Une grande attention est donnée à la couleur et à la lumière pour rendre un effet parfois proche de la peinture classique. Le thème est lui résolument moderne avec, dans ses natures mortes par exemple, des objets communs et actuels qui semblent ici sublimés par l’oeuvre. Mais regardez le jeu des matières sur la photo : ce qui trouble au delà de l’agencement solennel des trois objets, c’est cette bouteille d’huile qui a été recouverte de plâtre avant d’être photographiée. Cela accentue le sentiment que l’oeuvre est une peinture alors que nous reconnaissons par ailleurs une photo. L’objet, dans sa mise en scène, perd sa fonction première et devient étranger à lui même. nous ne voyons plus une canette abimée, mais le métal, la rouille, la couleur… Eric Fayolle vend ses oeuvres en séries limitées et numérotées, vous pouvez les retrouver sur son site web : www.ericfayolle.com.

  Collage et peinture avec Hedi Bélacel

Après avoir trouvé un des points d’accueils de l’événement, nous récupérons la carte du quartier numérotée et repérons les artistes que nous avons envide de découvrir. Et nous voilà donc, au 38 rue des amandiers pour admirer dans une petite salle les oeuvres d’Hedi Bélacel. L’artiste reprend d’anciennes photos en noir et blanc, les découpe, les agence, et les retouche à la peinture acrylique. Le résultat est une oeuvre à part entière, empreinte de mélancolie et d’une touche d’étrangeté. La photo originale est plus ou moins visible en fonction de l’oeuvre, elle disparait parfois sous la peinture pour ne réapparaitre que sous la forme d’un visage ou d’une silhouette. L’artiste propose plusieurs formats et en particulier, de petits collage sur carton de la taille d’une carte postale mais qui ont chacun leur identité propre. Malheureusement, l’artiste n’ a pas de site web, mais on peut tout de même retrouver certaines de ses oeuvres sur internet, comme sur le blog Soleil.

  Les pastels de Tauban

Enfin, nous voilà dans le monde coloré de Tauban, au 110 rue des Amandiers. La plupart des oeuvres sont des dessins au pastel, sec parfois mélangé de gras.  Ce sont des compositions abstraites de couleurs dont se dégage un univers propre à l’artiste. On est loin du purement décoratif, la composition de chaque tableau lui est particulière et nous renvoit à sa complexité et à sa profondeur propre. J’ai vu d’autres oeuvres du même type lors de ma balade à Ménilmontant mais seuls les pastels de Tauban m’ont réellement touchée. Vous pouvez voir une sélection de quelques oeuvres sur la page de l’artiste mais trop peu à mon goût…

 

Les ateliers de Ménilmontant sont encore ouverts demain, lundi 26 septembre, donc si vous cherchez une idée de balade à Paris, voilà une belle promenade pleine de découvertes !

 

19 septembre 2011

Photo du mois : Promenons nous dans les bois

Sur bookage de la rentrée ? Fatigue ? Temps qui passe qui trop vite ? Toujours est-il que j’ai OUBLIE la photo du mois ! C’est la première fois que ça m’arrive et pourtant j’avais la photo prête depuis longtemps, ah, ça me désespère ! Enfin bon, la voilà la photo :

C’est une photo prise à la Barbade en août dernier, une forêt un peu tropicale dans laquelle il n’est pas toujours facile de se promener.

Et voilà les promenade des autres participants :

100driiine, 4 petits suisses dans un bol de riz, A&G, Agnes, Alexanne, Alice, Anne, Astrid, Babou, blogoth67, Boopalicious, CalamityScrap, Carnets d’Images, Caro, Caroline, Cathy Brocard, Cécy, Celiano, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, CindyChou, Clara, Claude, Cynthia, Dicey, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, E, Eff’Zee’Bee, Emma, Fabienne, florianL, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, hibiscus, Ines meralda, Isabelle, jellybaby, jenetdam, Jo Ann, Katy, Krn, Kyn, La Fille de l’Air, La Madame, La Parigina, Laure, L’azimutée, Le Loutron Glouton, leviacarmina, Lucile et Rod, M, magda627, Mandy, Manola, Marie, Marion, Maureen, M’dame Jo, mel, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Niwatori, Noémie, Nolwenn, Nomade57, Olivier, Onee-Chan, Où trouver à Montréal ?, Paris by Mag!, Pavot de Lune, Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Sprout©h, Stephane08, Tambour Major, Terhi, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Vanilla, Urbamedia, Véronique.

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11 septembre 2011

Etrange Festival : Dead heads

  Mardi soir, nous voilà au rendez-vous pour notre 4eme séance à l’Étrange Festival. Fans de zombies, nous tentons Dead Heads film qui s’annonce déjanté dans la mouvance de Shaun of the Dead.

L’idée de base est intéressante : on se place du côté des zombies, deux d’entre eux semblent avoir conservé leur conscience humaine et tentent de se déplacer en cachant leur condition particulière et en échappant aux chasseurs de zombies. Les premières minutes du films sont assez engageantes dans le genre parodie en reprenant des grands classiques des films de zombies. La scène où les deux héros cherchent à s’enfuir d’un bar où ils sont coincés avec des humains se barricadant contre les vrais zombies est assez drôle. Malheureusement, les idées semblent très vite épuisées et les scénario s’embourbe dans des inepties.

Il aurait été plus intéressant que les deux personnages évoluent dans un monde apocalyptique, ce qui n’est pas le cas car ils s’échappent vite de la zone infectée. Ils sont ensuite continuellement poursuivis par une bande de chasseurs caricaturaux qui n’apportent rien au film. De façon générale, les personnages secondaires manquent grandement d’intérêt et l’histoire globale n’accroche pas vraiment. Par ailleurs, le zombiesque des deux héros n’est pas assez exploité à mon goût. A part leur aspect physique et la dégradation générale de leurs corps, ils sont complètement humain. Un petit instinct cannibale aurait été le bienvenue et aurait peut-être ajouté un peu de mordant au film. Car oui, avec les scènes qui avancent, tous les aspects un peu subversifs ou déviants qui font la qualité de ce genre de films sont abandonnés et on l’assiste en fait à une mièvre comédie romantique.

On remarque quelques bonnes idées cependant. Si le héros est assez fade, son acolyte zombie plus déjanté est une bonne trouvaille. Le zombie apprivoisé, assez classique, reste lui aussi amusant. Il aurait fallut plus de cet humour grinçant qui apparait parfois tandis qu’on nous sert des blagues lourdes et répétées qui ne font pas rire longtemps. En bref, c’est un essai raté et c’est bien dommage.