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	<title>Viviane Voyage... &#187; Films</title>
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	<description>Mon blog de voyage - Mes lectures - Mes séances ciné</description>
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		<title>Gerardmer, jour 4 et palmarès</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 22:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et voilà, le festival est terminé ! Ce matin, nous avons rendu notre petit appartement et sommes allés faire la queue pour Babycall. Le froid s&#8217;était abattu sur la ville et de la neige tombait en petit flocon, formant une fine couche blanche de quelques millimètres. Après 3/4 d&#8217;h de grelottement, nous entrons enfin dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et voilà, le festival est terminé ! Ce matin, nous avons rendu notre petit appartement et sommes allés faire la queue pour <em>Babycall</em>. Le froid s&#8217;était abattu sur la ville et de la neige tombait en petit flocon, formant une fine couche blanche de quelques millimètres. Après 3/4 d&#8217;h de grelottement, nous entrons enfin dans la salle. C’est le dernier film est compétition et nous essayons une fois de plus de choper Enki Bilal en photo : mais il bouge trop, il est tout le temps flou !! Pour ce qui est du film, ça a été plutôt une bonne surprise. Il a, en effet, beaucoup de qualités et j&#8217;ai été prise par l&#8217;histoire et le jeu des acteurs. Le trouble du personnage principal est très bien rendu et la réalisation très fine. Cependant, la conclusion m&#8217;a semblé improbable : à la fois trop explicative et trop embrouillée. J&#8217;ai lu sur un autre blog qu&#8217;il aurait fallu quelque chose de plus mystérieux, peut-être simplement pas d&#8217;explications du tout ou alors une histoire un peu différente. Enfin, ceux qui auront vu pourront décider, je ne vais rien révéler ici : faites vous votre propre opinion !</p>
<p>Enfin arrive la dernière séance, notre dernier film cette année :<em> Juan of the Dead</em>. Le film est hors compétition, il a déjà été projeté cette nuit mais à une heure à laquelle, même avec la meilleure volonté, nous n&#8217;aurions pu voir aucun film. Il vient de Cuba, ce qui est en soi original, et il y a des zombies ce qui le transforme en curiosité. C&#8217;est en effet une comédie horrifique très plaisante : le mélange Cuba / Zombie est tout à fait charmant ! J&#8217;aime les blagues sur le régime : la télé officielle présente les zombies comme des dissidents envoyés par les Etats-Unis. Le réalisateur se sert des zombies comme autrefois on déplaçait les intrigues dans de lointain pays pour pouvoir railler gentiment le pouvoir en place (le film est-il sorti à Cuba ?). Les personnages sont attachants, hauts en couleur et drôles. Evidemment, le film est un petit budget et souffre parfois de quelques lenteurs et répétitions, mais on lui pardonne facilement.</p>
<p>Après la séance, nous reprenons la route de Paris. La magie d&#8217;internet fait que je peux suivre le palmarès et direct sur twitter et j&#8217;ai presque l&#8217;impression d&#8217;être dans la salle ! (surtout que j&#8217;ai déjà vu <em>The Divide</em>). Voilà donc ce qu&#8217;il en est :</p>
<p><em>Eva</em> a a gagné le prix du public, ce à quoi on pouvait s&#8217;attendre en écoutant les conversations dans les files d&#8217;attente : c&#8217;est, de loin, celui qui a le plus plu. Ce qui m&#8217;étonne, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;ait pas eu d&#8217;autres prix !</p>
<p>Le jury jeune et le jury SiFi ont récompensé <em>La Maison des ombres</em> qui était l&#8217;autre favori d&#8217;après moi. Il a aussi reçu le prix spécial du jury.</p>
<p>Le Grand prix, celui que tout le monde attend, a été donné à <em>Babycall</em>, une surprise pour moi, je ne m&#8217;attendais pas du tout à ce qu&#8217;il puisse gagner. Il a aussi reçu le prix de la presse. Je regrette d&#8217;autant plus que le scénario ne soit pas mieux ficelé car il aurait pu être vraiment bien.</p>
<p>Là où je suis encore plus étonnée, c’est quand je vois que <em>Beast</em> a reçu le prix spécial, ex-aequo avec <em>La Maison des Ombres</em>, je ne trouve pas qu&#8217;il le méritait.</p>
<p>Enfin, j&#8217;ai déjà parlé du prix du court-métrage donné au <em>Cri</em> ce qui a dû abasourdir les spectateurs.</p>
<p>Vous pouvez retrouver le palmarès sur le site de <a href="http://lorraine.france3.fr/info/gerardmer----grand-prix-2012--babycall--71891447.html">France 3 Lorraine</a>. Je suis un peu déçue que <em>Pastorela</em> n&#8217;ait rien eu mais, bien qu&#8217;il soit mon coup de coeur, je suis consciente qu&#8217;il ne fait pas l&#8217;unanimité. Ce qu&#8217;on retient cette année, c&#8217;est qu&#8217;aucun film ne surpassait vraiment les autres, aucun de ceux que j&#8217;ai vu n&#8217;était vraiment mauvais non plus. Par ailleurs, il y avait aussi de très bons films, attendus ou surprises, dans les &laquo;&nbsp;hors compèt&nbsp;&raquo; : la section Extrème avec <em>Mother&#8217;s Day</em> et <em>The Incident</em>, et aussi <em>The Woman</em>, <em>Tucker and Dale</em>, <em>Perfect Sense</em>. Plus ceux que je n&#8217;ai pas vu et que je veux voir : <em>Chronicle</em>,<em> New Kids Turbo</em>. Et enfin, les expériences étranges plus ou moins réussies et déjantées mais qu&#8217;on ne fait pas ailleurs :<em> Underwater Love</em>, <em>Invasion of Alien bikini</em>, <em>Juan of the Dea</em>d ou complètement ratée comme <em>Beyond the black rainbow</em>.</p>
<p>Cette année, le festival a eu du mal à réunir son budget et on a eu des doutes sur sa tenue effective jusque fin décembre ! Qu&#8217;en sera-t-il l&#8217;année prochaine ? Et l&#8217;année d&#8217;après ? Gérardmer touche-t-il le bout ? Ils ont essayés de faire des économies cette année, sans renier sur la qualité, j&#8217;espère que ça a payé, en tout cas, on a eu un beau festival. Et puis moi même, ma disponibilité n&#8217;est pas assurée, 9 ans que je viens mais je ne suis jamais sure de pouvoir revenir&#8230; Alors peut-être était-ce le dernier et j&#8217;en ai bien profité !</p>
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		<title>Gerardmer 2012, jour 3</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 22:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Samedi, nous n&#8217;allons pas voir le film en compétition The Cat et lui préférons un autre coréen : Invasion of Alien Bikini, qui semble beaucoup plus original. Il n&#8217;est pas parfait et souffre de quelques manques de rythme mais reste bien amusant, délirant comme savent le faire les films asiatiques. Après un sandwich au Neptune, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi, nous n&#8217;allons pas voir le film en compétition <em>The Cat</em> et lui préférons un autre coréen : <em>Invasion of Alien Bikini</em>, qui semble beaucoup plus original. Il n&#8217;est pas parfait et souffre de quelques manques de rythme mais reste bien amusant, délirant comme savent le faire les films asiatiques. Après un sandwich au Neptune, nous nous rendons à la séance de courts-métrages. Comme d&#8217;habitude, c&#8217;est assez inégal mais sur les 7, 3 retiennent mon attention. Ma préférence va peut-être à <em>Boxed</em> qui sait rendre en peu de temps une ambiance proche des films de Jean-Pierre Jeunet avec un très bon scénario, à la fois poétique et triste. Le très amusant <em>L&#8217;attaque du monstre géant suceur de cerveaux de l&#8217;espace</em> est bien fichu : mélange de comédie musicale et vieille série Z américaine, passant de la couleur au noir et blanc, de l&#8217;anglais au français, en fonction du genre du film ! Enfin, j&#8217;ai trouvé <em>Tommy</em> très poétique et je n&#8217;aurais pas été surprise qu&#8217;il gagne le prix. Un autre encore pouvait y prétendre :  <em>Le Lac Noir</em>, qui était très beau techniquement mais pas trop mon genre. Il a reçu une mention spéciale tandis que le prix du court-métrage est parti _à mon grand étonnement_ au <em>Cri</em>. Je dis mon grand étonnement car je n&#8217;avais pas trouvé le moindre intérêt à ce film : en 20 minutes, je n&#8217;avais rien ressenti à part l&#8217;ennui et des longueurs dans un court métrage c&#8217;est quand même dommage. je n&#8217;étais pas la seule à partager cet avis et je pense humblement qu&#8217;il reflète celui général de la salle. Le jury n&#8217;aura pas été en phase avec le public, nous étions pourtant dans la même salle mais visiblement, nous n&#8217;avons pas vu le même film. Ce n&#8217;est pas la première année que ça me fait le coup, ce qui prouve que la perception est tout de même quelque chose d&#8217;étrange.</p>
<p>Nous n&#8217;avons pas pu entrer à la séance suivante et c&#8217;est la faute de Lou Doillon. En effet, beaucoup de gens sont partis avant le dernier court-métrage pour s&#8217;assurer une place. Nous avons décidé de rester : tout ça pour voir des gros plans de Lou Doillon qui se transforme en sirène, ça ne valait pas le coup ! Nous n&#8217;avons pas attendu qu&#8217;on nous annonce que la salle était complète : ils comptaient déjà les places et il restait plusieurs dizaines de personnes devant nous. Par ailleurs, nous n&#8217;avons pas de regrets car le film présenté, <em>Moth Diaries</em>, passe pour être le plus mauvais de la compétition (mais je n&#8217;ai pas pu me faire mon propre avis !). A la place, nous allons voir <em>Beyond the black rainbow</em>, qui avait attisé ma curiosité. Elle a été vite rassasiée, deux heures d&#8217;écrans colorés psychédéliques, c&#8217;est long.  Le film était déjà assez confus et  pour couronner le tout, il n&#8217;y avait pas de sous-titres. Je devais rester concentrée pour décrypter les rares marmonnements du héros. Beaucoup de gens sont partis avant la fin, je suis restée, mais j&#8217;étais soulagée que ce soit enfin terminé.</p>
<p>Après cette épreuve, nous nous restaurons à la Géromoise car il serait dommage de quitter Gerardmer sans un bon dîner au fromage fondu. Puis, tranquillement, nous allons voir Perfect Sense. Le film est présenté hors compétition et je ne savais pas quoi en attendre. Ça été une très bonne surprise. Il détonne un peu par rapport aux autres films car il n&#8217;y a pas de sang, pas de massacre, mais les festivaliers ont visiblement accroché. Le film est cependant fantastique, il décrit une fin du monde progressive où les humains perdent leurs sens les uns après les autres au cours de ce qui ressemble à des hystéries collectives. Ces moments de tristesse ou joie intense sont particulièrement beaux. Le plus étonnant est que ce film tout en décrivant une fin de l&#8217;humanité inéluctable reste au final optimiste. Le message semble être : &laquo;&nbsp;c&#8217;est la fin du monde, mais ne t&#8217;inquiète pas, ça va bien se passer&nbsp;&raquo;. Un film poétique et doux, avec un sourire triste.</p>
<p>Il est minuit, et nous ne rentrons pas encore chez nous : c&#8217;est l&#8217;heure de la Nuit. Nous ne resterons pas voir les trois films tenons à voir le premier : <em>Tucker and Dale</em>. Nous ne sommes pas les seuls, et la salle et presque pleine ce qui est rare pour une séance si tardive. Le film tient ses promesses, c&#8217;est une comédie gore vraiment hilarante et très bien faite. Des jeunes étudiants sont persuadés qu&#8217;ils se font attaqués par des péquenauds et, voulant se défendre, n&#8217;arrivent qu&#8217;à se massacrer entre eux. Les deux péquenauds inoffensifs  ne comprennent rien et pensent assister à un suicide collectif. Je retrouve un humour noir à la manière de <em>Serial lover</em> en plus gentil. On est content d&#8217;avoir veillé même si après 3 jours de films en continu, le sommeil n&#8217;est pas très bon et qu&#8217;il est difficile de se lever à 8h le lendemain matin : il faut rendre le chalet et aller voir nos derniers films, le festival se termine&#8230;</p>
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		<title>Gerardmer 2012, jour 2</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 07:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième jour de festival, nous sommes à l&#8217;heure devant l&#8217;Espace Lac pour aller voir Hell, film allemand post-apocalyptique. La séance est pleine, nous avons bien fait d&#8217;arriver à l&#8217;avance, l&#8217;heure de pointe du festival est arrivée. Le film est agréable à regarder. Le scénario n&#8217;est pas très original mais, au moins, il n&#8217;est pas complètement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième jour de festival, nous sommes à l&#8217;heure devant l&#8217;Espace Lac pour aller voir Hell, film allemand post-apocalyptique. La séance est pleine, nous avons bien fait d&#8217;arriver à l&#8217;avance, l&#8217;heure de pointe du festival est arrivée. Le film est agréable à regarder. Le scénario n&#8217;est pas très original mais, au moins, il n&#8217;est pas complètement aberrant.Il y a du rythme, et de la poésie dans ce monde brûlé par le soleil. Et puis nous découvrons une première famille de tordus : elle arrive 3ème au classement des &laquo;&nbsp;fucked up families&nbsp;&raquo; de la journée.</p>
<p>Après la pause déjeuner, notre second film est The Caller, une série B sur les problèmes d&#8217;espace temps. Le film est moins mauvais que ce que je craignais, il y a des bonnes idées même si le scénario souffre de problèmes de crédibilité (je veux dire que, même quand on part du principe que le contact avec le passé est possible, le scénario n&#8217;est toujours pas très crédible). On se rend ensuite à la MCL pour voir The Woman. Le film est présenté hors compétition car il a déjà été vu dans plusieurs festival, mais pas par nous ! Il traine une bonne réputation et en effet, c&#8217;est une jolie claque. Une femme sauvage est enchainée dans la cave d&#8217;une famille respectable. La perversité de la famille en question est révélée petit à petit, en particulier le personnage du père, classée 2ème dans mon classement du jour des familles à problèmes. La fin est sanglante comme on l&#8217;attendait, ça donne envie de voir les autres films du réalisateurs.</p>
<p>La journée continue à l&#8217;Espace Lac. Arrivés à l&#8217;avance (avant la sortie de la séance précédente), nous attendons patiemment dans la queue assis sur un petit escalier, sûrs de rentrer. La séance se remplit vite, des pass festivals sont restés sur le carreau. Le film présenté, en compétition, est espagnol : Eva. On se trouve plus du côté de la SF que du fantastique. Tout est très bien maitrisé : l&#8217;image, le décor neigeux, les acteurs, le scénario. Une histoire à la fois poétique et étrange, moins gentille qu&#8217;il n&#8217;y parait. Il a visiblement plu au public : peut-être le grand prix ?</p>
<p>Enfin, on termine la journée avec Mother&#8217;s Day au cinéma du casino. C&#8217;est le second film que nous voyons de la section Extrême et en effet, il mérite le titre. On est dans un genre torture gore qui n&#8217;est pas à conseiller à tout le monde. Mais par ailleurs, le film ne fait pas dans la surenchère : l&#8217;horreur arrive petit à petit, les personnages et les situations prennent le temps de se développer, on est envouté par l&#8217;histoire et la violence qui se dégage de chacun : victime ou bourreau. Le film est un remake et il faudrait donc que je vois l&#8217;original, mais même dans cette version récente, on retrouve un peu l&#8217;ambiance et l&#8217;audace d&#8217;un film comme La Dernière maison sur la gauche. Et puis, je peux décerner le premier pris de la famille à celle du film : un personnage de mère très bien fait à la fois perverse et douce, prête à vous massacrer tout en douceur et avec le sourire.</p>
<p>Après une telle journée, difficile de dormir, et on a pourtant besoin de sommeil pour ternir encore deux jours !</p>
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		<title>Gerardmer 2012, jour 1</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 00:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Gerardmer]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>

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		<description><![CDATA[    Premier jour à Gerardmer, on commence avec le film Beast, premier de la compétition. Du même réalisateur, j&#8217;avais vu il y a quelques années Allegro que j&#8217;avais assez apprécié. Cette fois, les réactions sont mitigées et j&#8217;avoue que je ne suis pas convaincue. Le film aurait pu être bien et d&#8217;ailleurs le résumé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div lang="x-western">    Premier jour à Gerardmer, on commence avec le film Beast, premier de la compétition. Du même réalisateur, j&#8217;avais vu il y a quelques années Allegro que j&#8217;avais assez apprécié. Cette fois, les réactions sont mitigées et j&#8217;avoue que je ne suis pas convaincue. Le film aurait pu être bien et d&#8217;ailleurs le résumé était prometteur mais je n&#8217;ai pas accroché, il manquait quelque chose. Et puis, il y avait des effets de sons sans doutes voulus novateurs mais que j&#8217;ai surtout trouvé irritants.</p>
<p>Nous ressortons sous le ciel gris de la petite ville qui, cette année, n&#8217;est pas blanchie par la neige. Nous avons loué un appart dans le centre et nous prenons un déjeuner rapide avant de continuer notre programme chargé. Premier film de l&#8217;après-midi : Underwater love, a pink musical. Il n&#8217;y a qu&#8217;une vingtaine de spectateurs dans le pittoresque cinéma du Paradisio pour voir ce film japonais sous-titré en anglais : un petit bijoux de fantaisie nipponne que seuls quelques initiés à l&#8217;esprit tordu (dont je fais partie) apprécient. Une jeune femme guillerette chante de la pop étrange dans un paysage gris accompagné d&#8217;un homme tortue timide et amoureux.</p>
<p>Le film suivant est plus conventionnel : La Maison des ombres, en compétition et projeté à l&#8217;espace Lac. C&#8217;est une production britannique bien réalisée : belle lumière, beaux décors. Le scénario nous accroche doucement, nous entrainant à travers une grande bâtisse de l&#8217;entre deux guerres au milieu de fantômes de petits garçons hantés (oui, ça rappelle l&#8217;Orphelinat). Dommage que la fin soi un peu trop tarabiscotée : quelque chose de plus court et plus mystérieux aurait mieux fonctionné. Enfin, ça reste un bon film et il aura sans doute un petit succès en salle.</p>
<p>On enchaine avec l&#8217;Hommage à Ron Perlman. Les séances &laquo;&nbsp;hommage&nbsp;&raquo; du festival sont toujours squattées par des journalistes et les festivaliers savent qu&#8217;il auront du mal à entrer. Il est amusant de voir comment chacun se précipite vers la sortie quand la finit la séance précédente (quitte à manquer la fin du film). J&#8217;ai rusé : je ne suis partie qu&#8217;au générique mais ai réussi à prendre un bonne place dans la queue qui se formait. Mais finalement, je crois qu&#8217;il y a eu beaucoup moins de &laquo;&nbsp;laissés dehors&nbsp;&raquo; que les autres années. Enfin bon, nous sommes contents d&#8217;être dans la salle et écoutons avec plaisir Jean-Pierre Jeunet et Jean-Jaques Annaud faire l&#8217;éloge de l&#8217;acteur.</p>
<p>Après l&#8217;hommage, vient le film en compétition. Il s&#8217;appelle Pastorela et vient du Mexique : c&#8217;est une très bonne surprise ! La comédie commence doucement, un inspecteur de police se voit retirer son rôle de diable dans la &laquo;&nbsp;Pastorela&nbsp;&raquo; traditionnelle organisée par sa paroisse. Puis, plus on avance, plus le délire prend de l&#8217;ampleur, la Pastorela devient une affaire d&#8217;état ou des diables envoutés de battent contre des hordes de policiers archanges, des têtes volent devant des évêques, ça déraille ! Au passage, le film raille la police et l&#8217;église mexicaine, le pays en général, dans la bonne humeur d&#8217;une comédie &laquo;&nbsp;presque&nbsp;&raquo; familiale.</p>
<p>Nous terminons la soirée avec un film français, The Incident. Il fait partie de la section &laquo;&nbsp;Extreme&nbsp;&raquo;, inaugurée cette année. Le film tient bien ses promesses, surtout pour un film français : l&#8217;ambiance est tendue, on entre petit à petit dans l&#8217;horreur et le gore, le scénario reste assez crédible pour qu&#8217;on accroche sans trop de résistance.  Pour une fois, la fin n&#8217;est pas décevante : pas de twist invraisemblable mais une ouverture vers la folie et le questionnement.</p>
<p>Et voilà qui termine notre première journée ! Nous n&#8217;allons pas voir &laquo;&nbsp;Grave Encounters&nbsp;&raquo; qui nous tiendrait éveillés trop tard, il faut se ménager, il nous reste encore trois jours.
</p></div>
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		<title>Films novembre &#8211; décembre</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 22:11:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Mes films vus]]></category>

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		<description><![CDATA[En novembre et décembre, 12 films ! Polisse de Maiwenn Le film m&#8217;a beaucoup touchée sur le coup. Certaines scènes m&#8217;ont simplement coupé le souffle. Après, je lui ai trouvé quelques défauts. Mais chacune des petites anecdotes est racontée avec finesse, l&#8217;équipe de police, l&#8217;ambiance, sont bien restituées. Le film cloche un peu quand on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En novembre et décembre, 12 films !</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/polisse.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2418" title="Polisse" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/polisse-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Polisse</em> de Maiwenn</h3>
<p>Le film m&#8217;a beaucoup touchée sur le coup. Certaines scènes m&#8217;ont simplement coupé le souffle. Après, je lui ai trouvé quelques défauts. Mais chacune des petites anecdotes est racontée avec finesse, l&#8217;équipe de police, l&#8217;ambiance, sont bien restituées. Le film cloche un peu quand on part dans la fiction, le personnage de Maiwenn ne semble pas à sa place, pas crédible, pas intéressant. L&#8217;histoire d&#8217;amour est hors sujet&#8230;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/mon-pire-cauchemar.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2419" title="Mon Pire Cauchemard" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/mon-pire-cauchemar-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Mon Pire Cauchemard</em> de Anne Fontaine</h3>
<p>Franchement, le scénario ne case pas trois pattes à un canard, d&#8217;ailleurs tout est attendu et prévisible, tout en étant tout à fait improbable. Mais ceci étant dit, le film reste agréable et drôle. Cela tient sans doute au talent des acteurs, en particulier à celui de Benoit Poelvoorde. Il arrive à jouer un personnage très lourd sans le devenir ce qui n&#8217;est pas évident. Son jeu est toujours empreint de sincérité, d&#8217;une détresse authentique et troublante et on arrive presque à croire à l&#8217;improbable histoire d&#8217;amour avec Isabelle Huppert.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Toutes-nos-envies.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2420" title="Toutes nos envies" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Toutes-nos-envies-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Toutes nos envies</em> de Philippe Lioret</h3>
<p>Encore un livre d&#8217;Emmanuel Carrère qui se transforme en film, ici c&#8217;est l&#8217;excellent <em>D&#8217;autres Vies que la miennes</em> qui est en partie adapté. D&#8217;abord, je vous conseille de lire le livre qui fut une de mes séances de lecture les plus émouvantes. Mais on peut tout de même voir le film. Le réalisateur n&#8217;a choisi que deux des axes du roman : le cancer et le sur-endettement. Et encore, l&#8217;axe &laquo;&nbsp;cancer&nbsp;&raquo; est surtout là pour ajouter un peu d&#8217;urgence et de drame, il est loin d&#8217;être aussi bien traité et aussi troublant que dans le livre. Le sur-endettement est bien montré, la lutte légale contre les compagnies de crédit, le David contre Goliath, tout ça est très bien vu. La relation entre les deux personnages est dessinée avec finesse, le fait d&#8217;avoir deux très bons acteurs aide beaucoup. C&#8217;est quand le film s&#8217;éloigne du roman qu&#8217;il se perd le plus : la façon dont la femme mourante &laquo;&nbsp;offre&nbsp;&raquo; une nouvelle épouse à son mari me parait très peu subtile et un peu larmoyant.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Contagion.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2421" title="Contagion" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Contagion-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Contagion</em> de Steven Soderbergh</h3>
<p>J&#8217;aime le point de vue froid et méthodique, presque médical, choisi par le réalisateur pour décrire la propagation de cette maladie. J&#8217;apprécie assez le principe du film catastrophe, d&#8217;autant plus quand il est bien fait : voir en direct l&#8217;effondrement des valeurs de la société a toujours un côté effrayant et agréable. Après, sur le fond même du scénario, on peut se poser quelques questions. Les autorités, si elles sont plutôt incapables, restent toujours très honnêtes avec beaucoup de gentil héros comme Kate Winslet. Ca ne me dérange pas trop mais je trouve dommage que le seul outsider, le blogueur Jude Low, soit si mal traité. Il aurait pu avoir tort tout en étant honnête, sa cupidité donne au film un manichéisme douteux. Dans ce genre de situation, c&#8217;est la polyphonie de voix sincères et contradictoires qui pose vraiment question. Surtout que le cynisme de l&#8217;économie, de l&#8217;état, du reste du monde n&#8217;est que légèrement évoqué. A cet égard, il manque toute une partie au film : que se passe-t-il après ? Une fois qu&#8217;on a trouvé le vaccin, quels pays y ont accès, qui dirige tout ça ?</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/lordre-et-la-morale-affiche.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2422" title="L'Ordre et la Morale" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/lordre-et-la-morale-affiche-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>L&#8217;Ordre et la Morale</em> de Mathieu Kassovitz</h3>
<p>Il est agréable de retrouver Mathieu Kassovitz dans un film hors Hollywood et de qualité. Certes, il y a quelques défauts de forme, ça manque parfois de justesse ou de finesse. Mais le film a le grand mérite de porter fièrement son thème et son histoire en nous racontant ce massacre en Nouvelle Calédonie perpétré par l&#8217;armée française dans l&#8217;indifférence totale. Il questionne aussi sur l&#8217;engagement, l&#8217;identité, et cette position coloniale de la France dans ces terres d&#8217;outre mer que tout le monde oublie.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/drive-affiche.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2423" title="Drive" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/drive-affiche-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><em>Drive</em> de Nicolas Winding Refn</h3>
<p>Voilà une des révélations de l&#8217;année. Quand ma mère m&#8217;a dit qu&#8217;elle avait aimé ce film bien qu&#8217;il parle principalement de voitures et de courses poursuites je me suis dit qu&#8217;il y avait quelque chose de spécial. Et je découvre donc <em>Drive</em>. J&#8217;ai cherché ce qui faisait la différence et la qualité, on ne retrouve aucune des symboliques habituelles. La première course poursuite est filmée avec un calme effrayant, le conducteur est concentré et méthodique, pas d&#8217;adrénaline, pas d&#8217;excitation, rien qui rappelle cette symbolique de puissance et de domination. L&#8217;acteur principal, excellent, renferme une violence qui n&#8217;apparait que par flash mais dont il ne tire aucune fierté, aucun plaisir. Le plaisir d&#8217;ailleurs, il ne l&#8217;exprime guère, on ne le voit que dans un échange de regard, dans un léger sourire. Il est silencieux, sacrifié, broyé par un monde contre lequel il lutte mais dont la puissance l&#8217;achève.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Livide.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2424" title="Livide" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Livide-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Livide</em> de Julien Maury et Alexandre Bustillo</h3>
<p>Voilà le plus mauvais film que j&#8217;ai vu cette année. Et c&#8217;est bien dommage car j&#8217;aurai aimé aimer ce film français fantastique,  il y en a si peu. J&#8217;ai donné beaucoup de bonne volonté, j&#8217;ai ignoré les faiblesses de jeu visibles dans les premières scènes, j&#8217;ai vraiment eu de l&#8217;espoir quand le groupe de personnages bringuebalant s&#8217;est embarqué dans cette vieille maison hantée. La caméra nocturne, le vieux manoir, une veille femmes encore vivante mais endormie telle un fantôme : les deux réalisateurs avaient réussi à créer quelque chose. Mais je n&#8217;ai pas pu adhérer, malgré toute ma bonne volonté. A un moment, mon esprit a dit &laquo;&nbsp;stop&nbsp;&raquo;, cette histoire ne tient pas debout, c&#8217;est du grand n&#8217;importe quoi, je ne crois plus à rien et la maison qui plane au milieu des étoiles a véritablement donné le coup final&#8230;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Carnage-film.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2425" title="Carnage" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Carnage-film-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Carnage</em> de Roman Polanski</h3>
<p>Le film est directement tiré de la pièce de Yasmina Reza. On retrouve d&#8217;ailleurs cette unité théâtrale du lieu car tout se passe dans le petit espace d&#8217;un appartement. C&#8217;est un jeu de texte, de parole, d&#8217;échanges de plus en plus acerbes. il y a quelque chose de<em> L&#8217;Ange Exterminateur</em> dans ces deux couples qui veulent sans arrêt partir et qui pourtant finissent par rester. Le film avance et le verni craque, sous la couche de la cordialité formelle apparaissent bientôt les frustrations, les obsessions, les failles. Comment tout cela peut-il si mal tourner ? Comment peut-on vivre &laquo;&nbsp;la pire journée de sa vie&nbsp;&raquo;, d&#8217;après l&#8217;aveu d&#8217;une protagoniste, avec une simple conversation ? Les quatre acteurs font un sans faute, on saisit toute la subtilité de chacun de leurs personnages, tout le désarroi aussi.  Il manque peut-être une fin, le film semble atteindre un point culminant puis perd petit à petit de son énergie et se termine presque dans la lassitude. Polanski aurait peut-être dû s&#8217;éloigner de la pièce et faire &laquo;&nbsp;exploser&nbsp;&raquo; tout ça d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/intouchables.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2428" title="Intouchables" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/intouchables-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>  <em>Intouchables</em> de Eric Toledano et Olivier Nakache</h3>
<p>Et enfin, je vois LE phénomène de l&#8217;année et qui est, d&#8217;ailleurs, toujours en salle. J&#8217;avais assez peur, je dois l&#8217;avouer. Mais j&#8217;ai été agréablement surprise. On retrouve ici une véritable comédie populaire de qualité et c&#8217;est tellement rare que ça fait vraiment plaisir. Le duo comique fonctionne très bien, le film évite les bons sentiments et la facilité et conserve un humour assez subversif. La banlieue et ses problèmes sont évoqués sur le registre comique (alors qu&#8217;on ne les voit que dans les films sociaux ou les drames sur la violence) sans en devenir caricatural et sans pour autant minimiser la situation : le personnage d&#8217;Omar a fait de la prison, sa mère galère, son frère galère, tous ses potes et lui aussi galèrent. J&#8217;aime beaucoup la rapide petite scène dans l&#8217;appart encombré de gamin où il essaie de prendre sa douche. Évidemment, c&#8217;est un peu conte de fée, mais il est agréable de voir un film qui prône des valeurs positives et dans lesquelles les gens se retrouvent : ouf ! Les français ont aimé (adoré) Intouchables, il ne sont pas tous des aigris, racistes, malheureux !!</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/kilimandjaro.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2429" title="Les Neiges du kilimandjaro" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/kilimandjaro-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Les Neiges du kilimandjaro</em> de Robert Guédiguian</h3>
<p>Robert Guédiguian ne touche pas un public aussi large que celui d&#8217;intouchables et la fracture qu&#8217;il illustre dans son film est peut-être celle dont il souffre lui même : celle qui sépare la vieille garde populaire, les engagés des droits sociaux des premières heures, les vieux communistes, des nouveaux pauvres , de la jeunesse désoeuvrée qui n&#8217;a plus de syndicats, plus d&#8217;union et qui lutte de petits boulots en petites magouilles pour s&#8217;en sortir. La vieille génération est très joliment interprétée par Jean-Pierre Daroussin et Ariane Ascaride, touchant dans leur questionnement profond sur leurs valeurs, leurs luttes communes, la vie qui a été la leur. Le personnage du jeune homme qui représente la nouvelle génération m&#8217;a paru plus artificiel, bien joué, mais trop construit par un discours haineux et revendicatif qui ne me semble pas tout à fait à sa place. Le film reste beau et émouvant, un joli moment de cinéma.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Malveillance.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2430" title="Malveillance" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/Malveillance-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Malveillance</em> de Jaume Balaguero</h3>
<p>Surtout, n&#8217;allez pas voir ce film si vous avez des tendances paranoïaques ! Après ça, vous ne voudrez plus jamais donner vos clés à votre gardien et vous ne vous coucherez plus sans regarder sous votre lit. Le film explore les fantasmes malsains liés à l&#8217;inconscient du sommeil, à la crainte enfantine du monstre sous le lit. Mais ici, Jaume Balaguero s&#8217;éloigne du fantastique et du film de genre qu&#8217;il maitrisait pourtant déjà bien, il va vers le thriller psychologique, vers la subtilité de la perversité purement humaine. En ça, il se rapproche de certains films de Polanski. Il n&#8217;égale pas le maître mais il est sur le bon chemin : belle réalisation, bonne tension tout au long du film, scénario bien maitrisé. Il m&#8217;avait déjà convaincue avec <em>REC</em> et il confirme son talent !</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Dangerous-Method-Poster.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2431" title="A Dangerous Method" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Dangerous-Method-Poster-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>  <em>A Dangerous Method</em> de David Cronenberg</h3>
<p>Je termine avec un grand réalisateur mais malheureusement pas son plus grand film. Je ne comprends pas comment les personnages peuvent tant parler de la psychanalyse et se disputer tout au long du film sans qu&#8217;à la fin on en est plus appris sur les tenants et les aboutissants de la chose, la genèse de cette nouvelle méthode, les dissensions entre Jung et Freud&#8230; Je sors presque aussi ignorante que je suis rentrée. Le film est trop bavard et n&#8217;use pas assez des atouts propres au cinéma pour nous faire véritablement vivre l&#8217;évènement. Ce qui est bien vu, en revanche, est la relation patient-soignant. Keira Knightley est excellente dans le rôle de Sabina Spielrein, jeune femme hystérique, soignée par Jung, devenue son amante puis elle même psychanalyste. Le transfert de la folie, de l&#8217;attachement, de l&#8217;amour entre la patiente et le docteur est parfaitement montré. On aurait aimé plus de choses dans ce goût et moins de parlote pour comprendre la relation qui lie Jung et Freud avant de se déchirer.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Films : septembre &#8211; octobre</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:31:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mes films vus]]></category>

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		<description><![CDATA[Durant ces deux mois, j&#8217;ai vu 11 films dont 4 que j&#8217;ai déjà commentés lors de mes billets sur l&#8217;étrange festival. Requiem pour un massacre de Elem Klimov Je commence par ce film, c&#8217;est le dernier que j&#8217;ai vu à l’Étrange Festival mais je n&#8217;ai pas eu le temps d&#8217;écrire à son propos. Je l&#8217;avais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Durant ces deux mois, j&#8217;ai vu <strong>11 films</strong> dont 4 que j&#8217;ai déjà commentés lors de mes billets sur<a href="http://www.viviane-voyages.com/category/divers/films/etrange-festival"> l&#8217;étrange festival</a>.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/requiem-pour-un-massacre.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2383" title="Requiem pour un massacre" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/requiem-pour-un-massacre-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Requiem pour un massacre</em> de Elem Klimov</h3>
<p>Je commence par ce film, c&#8217;est le dernier que j&#8217;ai vu à l’Étrange Festival mais je n&#8217;ai pas eu le temps d&#8217;écrire à son propos. Je l&#8217;avais choisi comme cinquième film plutôt qu&#8217;un inédit car on n&#8217;a pas toujours l&#8217;occasion de découvrir les anciens chefs d&#8217;oeuvre sur grand écran. On m&#8217;avait annoncé de la violence, mais j&#8217;ai surtout vu du cinéma : des plans fixes sur des visages, la nature filmée dans une lumière blanche et froide. C&#8217;est un film qui a peine besoin de dialogues tant les images parlent d&#8217;elles même. Sans doute le meilleur film que j&#8217;ai vu sur la seconde guerre mondiale et même sur la guerre en général.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/mes-meilleures-amies.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2384" title="Mes meilleures amies" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/mes-meilleures-amies-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Mes meilleures amies</em> de Paul Feig</h3>
<p>On passe à beaucoup plus léger avec <em>Mes Meilleures amies</em>. J&#8217;avoue que ni le titre, ni l&#8217;affiche, ni le résumé  ne me donnaient la moindre envie de voir ce film qui se profilait comme une énième mauvaise comédie américaine. Mais j&#8217;ai été interpellée par de bonnes critiques presses et quand l&#8217;occasion s&#8217;est présentée, je me suis laissée tenter. Bien m&#8217;en a pris ! Il est rare d&#8217;avoir de si bonnes surprises avec la comédie. On est bien loin de la mièvrerie habituelle, il y a de la cruauté et et de l&#8217;invention dans cet humour là. Les personnages secondaires sont bien pensés même si parfois un peu caricaturaux. La descente aux enfers de l&#8217;héroïne en anti-perfect-bridesmaid est tout à fait plaisante, la scène de la shower party en particulier est hilarante. Je retiens le talent comique de l&#8217;actrice principale Kristen Wiig et j&#8217;espère qu&#8217;on retrouvera ce genre de qualités dans d&#8217;autres films.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/la-guerre-est-declaree.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2385" title="La Guerre est declaree" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/la-guerre-est-declaree-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>  <em>La Guerre est déclarée</em> de Valérie Donzelli</h3>
<p>Ce film a eu ses fans et ses détracteurs. Sans aller jusqu&#8217;à être fan, je me range du côté des &laquo;&nbsp;pour&nbsp;&raquo;. Valérie Donzelli traite une histoire difficile sans jamais tomber dans le pathos. Ca raconte l&#8217;histoire de gens ordinaires qui se retrouve face à l&#8217;insurmontable, qui doivent épuiser toute leur force, toute leur énergie à cette lutte contre une fatalité incompréhensible. De l&#8217;énergie, les deux acteurs en ont à revendre et on entre avec eux dans la bataille. Contrairement à ce qui a été dit, j&#8217;ai trouvé qu&#8217;il y avait du vrai cinéma au delà du récit : cette façon hachée de raconter les choses, plans réalistes rythmés par des musiques hétéroclites. La réalisatrice marque son style et donne le ton&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/Et-maintenant-on-va-ou.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2386" title="Et maintenant, on va où ?" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/Et-maintenant-on-va-ou-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Et maintenant, on va où ?</em> de Nadine Labaki</h3>
<p>Rien que pour sa première scène, chorégraphie mortuaire belle et sombre, le film vaut le coup. On retrouve cette féérie à plusieurs autres moment, dans les chansons en particulier. On peut peut-être lui reprocher cet aspect conte, assez naïf parfois (les guerres ne sont pas faites que par des hommes, mais bien aussi par les femmes). Cependant, un film si drôle et poétique sur un sujet si grave ne peut être qu&#8217;applaudi. La dernière scène est un pied de nez à l&#8217;absurdité religieuse, un cri de la réalisatrice pour son pays le Liban.</p>
<h3> <a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/habemus-papam.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2388" title="Habemus Papam" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/habemus-papam-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Habemus Papam</em> de Nanni Moretti</h3>
<p>Je me méfie toujours un peu de la thématique religieuse et je n&#8217;étais pas très emballée par un film sur les questions existentielles d&#8217;un Pape. Mais il semble que ni la foi ni la religion ne soit le vrai sujet ici. La position de Pape n&#8217;a été choisi que pour son envergure mondiale et la responsabilité qu&#8217;elle incombe. Le film parle justement d&#8217;un homme qui se rend compte qu&#8217;il ne veut pas du pouvoir, qu&#8217;il ne veut pas des responsabilités. Il parle de ce besoin des hommes de suivre un leader de se laisser guider par quelqu&#8217;un, se s&#8217;échapper de leurs propres questionnements. Les cardinaux sans leur pape sont comme des clowns perdus qui adorent une ombre derrière un rideau et jouent au volet dans la cours en vieux messieurs qu&#8217;ils sont. Michel Piccoli est excellent en Pape fugueur dans les rues de Rome, le film est à la fois plein de grâce et d&#8217;humour.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/affiche-we-need-to-talk-about-kevin.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2390" title="We need to talk about Kevin" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/affiche-we-need-to-talk-about-kevin-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>We need to talk about Kevin</em> de Lynne Ramsay</h3>
<p>Un film glaçant sur la maternité. Il est construit sur un rythme non linéaire : on passe du présent où l&#8217;on devine peu à peu la catastrophe au passé qui retrace la relation de Kevin avec sa mère. Le malaise est là, comme un mal caché derrière une vie douce et des musiques joyeuses. La réalisatrice a su faire transparaitre cette réalité décalée, une froideur qui enveloppe tout le film. Elle ne cherche pas à expliquer le problème : une relation entre une mère et un fils qui n&#8217;a tout simplement jamais eu lieu, la conséquence dramatique d&#8217;une dépression mal soignée ? Finalement, il reste la phrase emblématique du titre que personne ne prononce jamais et qui aurait peut-être pu changer quelque chose&#8230; Le thème de la culpabilité, de la responsabilité est aussi très bien traité dans les scènes du &laquo;&nbsp;présent&nbsp;&raquo;, comment vivre quand on a engendré un monstre ? Comment rester en vie ?</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/the-artist-affiche.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2392" title="The Artist" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/11/the-artist-affiche-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>The Artist</em> de Michel Hazanavicius</h3>
<p>Ce qui est étonnant avec <em>The Artist</em>, ce n’est pas tellement qu&#8217;il soit muet mais plutôt que l&#8217;on oublie qu&#8217;il l&#8217;est. On pouvait avoir peur d&#8217;un simple exercice de style, mais Hazanavicius a fait un vrai film dans lequel on entre pleinement, acceptant tout naturellement ce mode de langage. Il utilise même des effets purement &laquo;&nbsp;muet&nbsp;&raquo; comme le &laquo;&nbsp;boum&nbsp;&raquo; de la fin, tout à fait drôle. Le film est plein d&#8217;humour mais aussi de poésie, de lyrisme. Je suis touchée par une ode à une époque que je n&#8217;ai pas connue et je trouve plein de beauté les faux extraits de films dans le film, images kitch et démodées et parfois très touchantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Films de l&#8217;été</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 21:21:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mes films vus]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà un peu en retard (très en retard) les films que j&#8217;ai vus cet été : 8 films avant et après mon tour des Caraïbes ! Omar m&#8217;a tuer de Roschdy Zem Il est toujours un peu dangereux de faire un film sur une affaire qui n&#8217;a en fait, jamais été élucidée. Ici, c&#8217;est véritablement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un peu en retard (très en retard) les films que j&#8217;ai vus cet été : <strong>8 films</strong> avant et après mon tour des Caraïbes !</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/omar-m-a-tuer.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2292" title="Omar m'a tuer" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/omar-m-a-tuer-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Omar m&#8217;a tuer</em> de Roschdy Zem</h3>
<p>Il est toujours un peu dangereux de faire un film sur une affaire qui n&#8217;a en fait, jamais été élucidée. Ici, c&#8217;est véritablement un plaidoyer pour la cause de Omar Raddad bien fait et touchant et qui convainc certainement. Ce parti pris très partisan est finalement le seul reproche qu&#8217;on pourrait faire au film et qui, peut-être, nuit un peu à sa cause. En effet, on ne comprend tout simplement pas comment cet homme a pu être jugé coupable et surtout quels sont les arguments qui empêchent un nouveau procès. Sans doute est-ce aussi le cas du réalisateur qui a souhaité ici affirmer son point de vue : mais une vision un peu plus objective aurait, je pense, mieux payé. Pour l’aspect cinématographique, le film a de nombreuses qualité dont le jeu poignant de Sami Bouajila.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/Une-Separation-Asghar-Farhadi-.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2293" title="Une Séparation" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/Une-Separation-Asghar-Farhadi--150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Une Séparation</em> de Asghar Farhadi</h3>
<p>Film iranien d&#8217;un réalisateur dont j&#8217;avais déjà vu l&#8217;excellent <em>A Propos d&#8217;Elly</em>. L&#8217;histoire commence assez doucement et prend de plus en plus de force au fur et à mesure du film. Les personnages sont bien dessinés et se développent dans toute leur complexité bien loin de clichés rapides. On comprend chacun d&#8217;entre eux sans en excuser aucun, c’est un drame fait de petites fautes, de la lutte de chacun pour que sa propre vie reste acceptable. La situation iranienne n&#8217;est pas vraiment le sujet mais elle apparait en filigrane, contexte de toute chose&#8230;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/il-etait-une-fois-dans-louest.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2308" title="Il etait une fois dans l'ouest" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/il-etait-une-fois-dans-louest-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> Il était une fois dans l&#8217;ouest de Sergio Leone</h3>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;aller voir ce classique qui passait en plein air à la ferme du buisson. Enveloppée dans ma couverture, installée sur mon transat, je peux frissonner au son de l&#8217;harmonica de Charles Branson. Malheureusement, la pluie malvenue nous force à interrompre la séance et à nous réfugier à l&#8217;intérieur. C’est un peu moins magique mais le film reste magnifique et nous nous laissons emporter&#8230;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/my_little_princess.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2323" title="My little princess" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/my_little_princess-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>My little Princess</em> de Eva Ionesco</h3>
<p>Dans ce film, la réalisatrice s&#8217;inspire de sa propre enfance pour nous raconter cette histoire de relation mère-fille à haute toxicité. Les deux actrices, la jeune Anamaria Vartolomei et Isabelle Huppert nous rendent parfaitement le rapport qui se joue, entre amour et haine. un questionnement sur le regard, l&#8217;art, la perversité&#8230;</p>
<h3> <em>La Piel que Habito</em> de Almodovar<a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/la_piel_que_habito2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2325" title="La Piel que Habito" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/la_piel_que_habito2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></h3>
<p>On reste dans la perversion avec le dernier almodovar, <em>La Piel que Habito</em>. Nous voilà devant une magnifique oeuvre d&#8217;art : image parfaite, longs plans aux allures expressionnistes.  Il ne surpasse pas pour moi mon adoré <em>Parle avec elle</em> mais est certainement l&#8217;un des meilleurs films de l&#8217;année.</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/tu-seras-mon-fils.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2326" title="Tu seras mon fils" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/tu-seras-mon-fils-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> Tu seras mon fils de Gilles Legrand</h3>
<p>C&#8217;est le premier film que je vois de ce réalisateur et je ne suis pas déçue ! Là encore, une relation parent-enfant assez toxique et qui s&#8217;envenime encore plus quand le père qui méprise son fils se trouve un nouveau rejeton. Le couple Niels Arestrup / Lorànt Deutch fonctionne parfaitement. J&#8217;ai particulièrement apprécié le jeu de ce dernier que son père met toujours dans une position de minable mais dont la force de caractère et la qualité reviennent dès que le paternel disparait. La question de la filiation est centrale, à travers le fils lésé, mais aussi à travers le personnage de Patrick Chesnais qui, au moment de mourir, voit son propre fils happé par celui qui fut son patron. Une légère teinte sociale et surtout l&#8217;univers très particulier du vignoble donnent à l&#8217;ensemble beaucoup de caractère. !</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/les-bien-aimes.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2327" title="Les bien aimés" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/les-bien-aimes-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> <em>Les biens aimés</em> de Christophe Honoré</h3>
<p>Christophe Honoré a parfois des hauts et des bas, mais il s&#8217;impose comme un réalisateur incontournable et ce film peut être mis parmi ses hauts. Il commence très légèrement et l&#8217;on peut d&#8217;ailleurs lui reprocher un côté &laquo;&nbsp;carton pâte&nbsp;&raquo; dans sa description du passé et de façon encore plus flagrante dans la Tchécoslovaquie communiste, et ce, malgré la fraicheur de Ludivine Sagnier . Mais le film avance et s&#8217;empreint de plus de profondeur, voire de gravité, les personnages s&#8217;étoffent en particulier grâce au jeu de Catherine Deneuve qui est celle que je retiens le plus, entourée de ses deux maris&#8230;</p>
<h3><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/This-Must-Be-the-Place-.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2328" title="This Must be the place" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/10/This-Must-Be-the-Place--150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>  <em>This Must be the place</em> de Paolo Sorrentino</h3>
<p>Sean Penn en Droopy-ex-star du rock, beau jeu d&#8217;acteur ! Un film presque surréaliste sur le road trip de ce personnage improbable à travers les Etats-Unis à la recherche d&#8217;un ancien nazi. L&#8217;ensemble est rendu très agréable par des personnages secondaires toujours justes et bien dessinés, comme la femme de Sean Penn, l&#8217;excellente Frances McDormand&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Etrange Festival : Dead heads</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 13:38:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etrange festival]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>

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		<description><![CDATA[  Mardi soir, nous voilà au rendez-vous pour notre 4eme séance à l’Étrange Festival. Fans de zombies, nous tentons Dead Heads film qui s&#8217;annonce déjanté dans la mouvance de Shaun of the Dead. L&#8217;idée de base est intéressante : on se place du côté des zombies, deux d&#8217;entre eux semblent avoir conservé leur conscience humaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/dead-heads.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2279" title="Dead Heads" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/dead-heads-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>  Mardi soir, nous voilà au rendez-vous pour notre 4eme séance à l’Étrange Festival. Fans de zombies, nous tentons <em>Dead Heads</em> film qui s&#8217;annonce déjanté dans la mouvance de <em>Shaun of the Dead</em>.</p>
<p>L&#8217;idée de base est intéressante : on se place du côté des zombies, deux d&#8217;entre eux semblent avoir conservé leur conscience humaine et tentent de se déplacer en cachant leur condition particulière et en échappant aux chasseurs de zombies. Les premières minutes du films sont assez engageantes dans le genre parodie en reprenant des grands classiques des films de zombies. La scène où les deux héros cherchent à s&#8217;enfuir d&#8217;un bar où ils sont coincés avec des humains se barricadant contre les vrais zombies est assez drôle. Malheureusement, les idées semblent très vite épuisées et les scénario s&#8217;embourbe dans des inepties.</p>
<p>Il aurait été plus intéressant que les deux personnages évoluent dans un monde apocalyptique, ce qui n&#8217;est pas le cas car ils s&#8217;échappent vite de la zone infectée. Ils sont ensuite continuellement poursuivis par une bande de chasseurs caricaturaux qui n&#8217;apportent rien au film. De façon générale, les personnages secondaires manquent grandement d’intérêt et l&#8217;histoire globale n&#8217;accroche pas vraiment. Par ailleurs, le zombiesque des deux héros n&#8217;est pas assez exploité à mon goût. A part leur aspect physique et la dégradation générale de leurs corps, ils sont complètement humain. Un petit instinct cannibale aurait été le bienvenue et aurait peut-être ajouté un peu de mordant au film. Car oui, avec les scènes qui avancent, tous les aspects un peu subversifs ou déviants qui font la qualité de ce genre de films sont abandonnés et on l&#8217;assiste en fait à une mièvre comédie romantique.</p>
<p>On remarque quelques bonnes idées cependant. Si le héros est assez fade, son acolyte zombie plus déjanté est une bonne trouvaille. Le zombie apprivoisé, assez classique, reste lui aussi amusant. Il aurait fallut plus de cet humour grinçant qui apparait parfois tandis qu&#8217;on nous sert des blagues lourdes et répétées qui ne font pas rire longtemps. En bref, c&#8217;est un essai raté et c’est bien dommage.</p>
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		<title>Etrange Festival : The Oregonian</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 17:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etrange festival]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour notre troisième séance à l’Étrange Festival, nous allons voir le samedi soir The Oregonian. En nous le présentant, l&#8217;organisateur nous prévient tout de suite que ce n&#8217;est pas un film ordinaire et plutôt dans un genre expérimental. Et, en effet, on peut dire que The Oregonian a bien sa place au sein d&#8217;un festival [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/the_oregonian.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2267" title="The Oregonian" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/the_oregonian-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> Pour notre troisième séance à l’Étrange Festival, nous allons voir le samedi soir <em>The Oregonian</em>. En nous le présentant, l&#8217;organisateur nous prévient tout de suite que ce n&#8217;est pas un film ordinaire et plutôt dans un genre expérimental. Et, en effet, on peut dire que <em>The Oregonian</em> a bien sa place au sein d&#8217;un festival qui met l&#8217;étrange à l&#8217;honneur et va pouvoir rentrer dans la liste des films les plus bizarres que j&#8217;ai vus (avec par exemple <em>Rubber</em>  ou <em>Eraserhead</em>).</p>
<p>On ne peut pas dire que je sois particulièrement fan des films psychédéliques et bien que je sois ouverte à l&#8217;expérimental, je juge souvent les séquences pseudo spirituelles vides et creuses. Mais j&#8217;ai été fascinée par <em>The Oregonian</em> et par la maîtrise du réalisateur. Le voyage étrange qu&#8217;il nous fait subir ne m&#8217;a pas du tout ennuyée et j&#8217;ai été touchée par l&#8217;univers qu&#8217;il arrive à créer. L&#8217;histoire se résume assez vite, ou plutôt, rien n&#8217;est vraiment racontable : une jeune femme s&#8217;enfuit de chez elle et se réveille après un accident de voiture. Ce sont les seuls faits concrets que l&#8217;on peut objectivement décrire et ils se déroulent lors des cinq premières minutes. Que se passe-t-il ensuite ? Je ne pense pas qu&#8217;il soit judicieux de chercher un sens ou une explication rationnelle à ce que l&#8217;on voit. Si on cherche vraiment à poser des mots, on peut toujours considérer l&#8217;ensemble du film comme un délire plus ou moins conscient marqué par la violence et la douleur vécue par le personnage principal.</p>
<p>Pourtant, on ne peut pas dire que <em>The Oregonian</em> n&#8217;ait aucun sens : le film a sa cohérence et son évolution propre. Plus on avance, et plus on quitte l&#8217;univers du réel pour rentrer dans ce qui se rapproche plus du rêve (ou du cauchemar) et de l&#8217;inconscient. Or je n&#8217;ai jamais vu un film reproduire avec tant de justesse l&#8217;univers absurde du rêve qui obéit à sa propre logique et ses propres obsessions. On avance dans le temps et l&#8217;espace d&#8217;une façon non linéaire, de scènes en scènes, chaque univers ayant sa propre personnalité marquée de récurrences inquiétantes et qui évolue presque toujours vers une angoisse pleinement ressentie par le spectateur. Des flashbacks nous donnent un lien très ténu à vers la réalité, laissant un soupçon d&#8217;explications de cet inconscient qui n&#8217;est pas le nôtre. La violence est présente, comme tapie dans l&#8217;ombre, partout suggérée. Un long cauchemar donc mais auquel on peut prendre un plaisir certain en tant que spectateur, et ce surtout si on est prêt à accepter de quitter l’univers rassurant  d&#8217;une histoire conventionnelle pour aller vers cet &laquo;&nbsp;unkwown&nbsp;&raquo;, vers l&#8217;absurdité de l&#8217;esprit et de l&#8217;image.</p>
<p>D&#8217;un point de vue technique, le travail du son, du montage, la précision de chaque plan nous offrent un premier film très maitrisé et nous découvrent un réalisateur de talent. Les scènes rappellent parfois Lynch dans ce qu&#8217;il a fait de plus obscur mais aussi de meilleur. Comme vous avez pu en juger, j&#8217;ai beaucoup aimé ce film mais je ne le conseillerais qu&#8217;à un certain type de public. Un public qui est prêt à aller chercher dans un film autre chose que ce qui est habituellement offert (et qui peut en outre  être très agréable) et à apprécier une œuvre d&#8217;art au delà des conventions. Par ailleurs, je ne peux pas critiquer ceux que cet univers aura laissé froids et qui, perdus par le manque de sens, se seront simplement ennuyés. On est vraiment à la limite entre le film tel qu&#8217;on le conçoit au cinéma et la performance artistique : je n&#8217;infligerais pas ça à tout le monde. Cependant, je pense que le réalisateur, Calvin Lee  Reeder, est à retenir. Il évoluera peut-être vers des oeuvres qui auront plus leur place au musée qu&#8217;au cinéma mais pourrait aussi réussir à adapter son style très particulier à une histoire plus conventionnelle et par là accessible à un plus large public, ce qu&#8217;a fait Lynch par exemple. En attendant, pour les curieux et les amateurs, le film est encore projeté pour le festival samedi et dimanche prochain (10 et 11 septembre) : profitez-en car je ne pense pas qu&#8217;il y aura beaucoup d&#8217;autres occasions !</p>
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		<title>Etrange Festival : Confessions</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 11:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième film de notre planning, Confessions auquel nous assistons vendredi soir, directement après The Divide. C&#8217;est un film japonnais où une jeune professeur accuse ses élèves d&#8217;avoir tué sa fille. J&#8217;imaginais quelque chose dans la veine de Battle Royale et j&#8217;ai été un peu déroutée et étonnée par le style. La première partie est celle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/confessions.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2262" title="Confessions" src="http://www.viviane-voyages.com/wp-content/uploads/2011/09/confessions-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Deuxième film de notre planning, <em>Confessions</em> auquel nous assistons vendredi soir, directement après <a title="Etrange festival : The Divide" href="http://www.viviane-voyages.com/divers/films/etrange-festival-the-divide"><em>The Divide</em></a>. C&#8217;est un film japonnais où une jeune professeur accuse ses élèves d&#8217;avoir tué sa fille. J&#8217;imaginais quelque chose dans la veine de <em>Battle Royale</em> et j&#8217;ai été un peu déroutée et étonnée par le style. La première partie est celle qui m&#8217;a semblé la meilleure : on y voit une classe déchainée à travers laquelle marche le professeur, une jeune femme, qui parle d&#8217;une voix monotone. Si elle commence par vanter les bienfaits du lait, elle dérive vite sur sa vie privé, puis sur la mort de sa fille et enfin finit par accuser ouvertement ses élèves, toujours d&#8217;un ton calme et posé. La classe est une masse qui semble mue d&#8217;une vie propre et qui réagit au propos du professeur par un mouvement global et désordonné. La réalisation est très hachée, entrecoupée de plan sur les textos que s&#8217;envoient les élèvent : pas toujours traduits et donc difficiles à suivre.</p>
<p>Cette première demi-heure aurait pu faire un moyen métrage à elle seule mais le film continue. On garde le même style rythmé et haché et l&#8217;on suit à travers des témoignages le devenir de la classe et des assassins. Ce qui ressort, c&#8217;est le clivage qui existe entre le monde adolescent japonais et celui des adultes. Il semble n&#8217;y avoir aucune communication possible : les parents et professeurs restent impuissants face à une masse foncièrement hostile et qui évolue dans son univers propre. La cruauté de cet univers apparait aussi à travers les persécutions que subissent les assassins. Malheureusement, les personnages ne sont pas traités de façon assez fine et le scénario parait caricatural. Les rebondissements et révélations successives alourdissent l&#8217;histoire qui manque d&#8217;une réelle tension dramatique. On ne voit qu&#8217;un foisonnement de couleurs, de coupures et d&#8217;effets plus fatigants qu&#8217;intéressants. Enfin bref, si le film a clairement des trouvailles et des atouts, il ne m&#8217;a pas convaincue et j&#8217;en sors lassée et non curieuse.</p>
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