28 janvier 2012

Gerardmer 2012, jour 1

    Premier jour à Gerardmer, on commence avec le film Beast, premier de la compétition. Du même réalisateur, j’avais vu il y a quelques années Allegro que j’avais assez apprécié. Cette fois, les réactions sont mitigées et j’avoue que je ne suis pas convaincue. Le film aurait pu être bien et d’ailleurs le résumé était prometteur mais je n’ai pas accroché, il manquait quelque chose. Et puis, il y avait des effets de sons sans doutes voulus novateurs mais que j’ai surtout trouvé irritants.

Nous ressortons sous le ciel gris de la petite ville qui, cette année, n’est pas blanchie par la neige. Nous avons loué un appart dans le centre et nous prenons un déjeuner rapide avant de continuer notre programme chargé. Premier film de l’après-midi : Underwater love, a pink musical. Il n’y a qu’une vingtaine de spectateurs dans le pittoresque cinéma du Paradisio pour voir ce film japonais sous-titré en anglais : un petit bijoux de fantaisie nipponne que seuls quelques initiés à l’esprit tordu (dont je fais partie) apprécient. Une jeune femme guillerette chante de la pop étrange dans un paysage gris accompagné d’un homme tortue timide et amoureux.

Le film suivant est plus conventionnel : La Maison des ombres, en compétition et projeté à l’espace Lac. C’est une production britannique bien réalisée : belle lumière, beaux décors. Le scénario nous accroche doucement, nous entrainant à travers une grande bâtisse de l’entre deux guerres au milieu de fantômes de petits garçons hantés (oui, ça rappelle l’Orphelinat). Dommage que la fin soi un peu trop tarabiscotée : quelque chose de plus court et plus mystérieux aurait mieux fonctionné. Enfin, ça reste un bon film et il aura sans doute un petit succès en salle.

On enchaine avec l’Hommage à Ron Perlman. Les séances « hommage » du festival sont toujours squattées par des journalistes et les festivaliers savent qu’il auront du mal à entrer. Il est amusant de voir comment chacun se précipite vers la sortie quand la finit la séance précédente (quitte à manquer la fin du film). J’ai rusé : je ne suis partie qu’au générique mais ai réussi à prendre un bonne place dans la queue qui se formait. Mais finalement, je crois qu’il y a eu beaucoup moins de « laissés dehors » que les autres années. Enfin bon, nous sommes contents d’être dans la salle et écoutons avec plaisir Jean-Pierre Jeunet et Jean-Jaques Annaud faire l’éloge de l’acteur.

Après l’hommage, vient le film en compétition. Il s’appelle Pastorela et vient du Mexique : c’est une très bonne surprise ! La comédie commence doucement, un inspecteur de police se voit retirer son rôle de diable dans la « Pastorela » traditionnelle organisée par sa paroisse. Puis, plus on avance, plus le délire prend de l’ampleur, la Pastorela devient une affaire d’état ou des diables envoutés de battent contre des hordes de policiers archanges, des têtes volent devant des évêques, ça déraille ! Au passage, le film raille la police et l’église mexicaine, le pays en général, dans la bonne humeur d’une comédie « presque » familiale.

Nous terminons la soirée avec un film français, The Incident. Il fait partie de la section « Extreme », inaugurée cette année. Le film tient bien ses promesses, surtout pour un film français : l’ambiance est tendue, on entre petit à petit dans l’horreur et le gore, le scénario reste assez crédible pour qu’on accroche sans trop de résistance.  Pour une fois, la fin n’est pas décevante : pas de twist invraisemblable mais une ouverture vers la folie et le questionnement.

Et voilà qui termine notre première journée ! Nous n’allons pas voir « Grave Encounters » qui nous tiendrait éveillés trop tard, il faut se ménager, il nous reste encore trois jours.

2 février 2011

Festival de Gerardmer 2011 : Photos

Quelques photos du festival :

Dario Argento

Dario Argento

Maurice Barthélémy et Fred Cavayé

Maurice Barthélémy et Fred Cavayé

L'équipe de Mirages : le réalisateur Talal Selhamiet le deux acteurs Aïssam Bouali et Karim Saidi

Jury Courts métrages

Jury Courts métrages : Kim Chapiron, Raphaël Personnaz, Thomas Ott, Mohamed Mazouz, Catherine Hosmalin

Michel Leray et Frédérique Bel

Michel Leray, réalisateur de Bloody Christmas 2 et les acteurs Frédérique Bel et Rurik Sallé

Sébastien Rossignol, Damien Macé et Alexis Wajsbrot

Sébastien Rossignol, réalisaeur du Miroir, ainsi que Damien Macé et Alexis Wajsbrot, réalisateurs de Red Balloon

Alexandre Aja

Alexandre Aja rendant homage à Dario Argento

Dario Argento

Dario Argento recevant son hommage

Proies

L'équipe du film proie : les productueurs, le scénariste Erich Vogel, le réalisateur Antoine Blossier et les deux acteurs Bérénice Bejo et Grégoire Colin

Et enfin, ma photo souvenir un peu floue

Alexandre Aja et moi

Alexandre Aja et moi

Alexandre Aja et moi

Alexandre Aja et moi

1 février 2011

Festival de Gerardmer 2011 : conclusion et palmarès

Et voilà, le festival est terminé pour cette année ! Comme d’habitude, j’ai apprécié ces quatre jours intenses et sanglants, escapade volée dans ma vie tranquille. Que retiendra-t-on ? Sans doute la tendance très gore des films de la sélection : l’année dernière, on avait les zombies, cette fois ça a été la torture et le cannibalisme, âmes sensibles s’abstenir. Il y a eu de très bons films comme I saw the devil et The loved ones, d’autres moins bons et d’autres qui seront carrément oublié, mais ça, c’est chaque année ! Les journées ne furent pas trop intensives, nous n’avons vu que 14 films contre 16 l’année dernière (+ les courts métrages). Le temps a été au rendez-vous : la neige est tombée avant le festival en quantité raisonnable puis le soleil a brillé presque tout le temps, ce qui donne « Gerardmer enneigé sous le soleil », c’est à dire l’idéal. On remarquera aussi la très grande affluence, avec comme conséquence indésirable un accès parfois difficile aux salles dont nous avons pâtit ! Il était pratiquement impossible de voir une séance à l’espace lac sans un pass festival et je pense que certains films ont été pleins à presque toutes leurs séances. On annonce une nouvelle salle pour l’année prochaine, je suis curieuse de voir ça ! Enfin, revenons aux films avec le palmarès :

Grand prix : Bedevilled

Comme je l’ai dit, je n’ai pas découvert ce film à Gerardmer, je l’avais vu à l’étrange festival en septembre. Je suis assez  étonnée qu’il gagne le grand prix mais visiblement, il a beaucoup plu, je n’ai lu que des bonnes critiques. Personnellement, j’aurai penché pour I saw the devil qui a d’ailleurs remporté presque tout le reste… Mais il est vrai que Bedevilled a de grandes qualités, il est très bien réalisé avec un scénario peut être plus dans le thème du festival. J’attends de voir ce que nous réserve ce nouveau réalisateur coréen pour la suite.

Prix du public, prix de la critique et prix du jury jeune : I saw the devil

Cependant, le second film coréen ne part pas bredouille (heureusement !), avec trois prix dont celui du public, il semble même être le grand gagnant de ce festival. C’était pour moi le meilleur film de la sélection : thriller original, sanglant et tendu, Kim Jee Won nous prouve à nouveau son talent. On remarque que la Corée revient en force avec deux films primés : ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu de si bons films venant du « pays du matin calme »  (pas si calme que ça visiblement).

Prix spécial du jury ex aequo : The loved ones et Ne nous jugez pas et Prix Sci-Fi pour The loved ones

Ah, The loved ones repart avec deux beaux prix. Ça a été mon coup de coeur de cette année : humour noir, dérision, cruauté, tout pour plaire ! Je pense qu’il talonnait de près I saw the devil pour le prix du public. Le choix de Ne nous jugez pas est plus étonnant. La réaction du public a été très mitigée, certains le classant directement dans les navets de l’année. Personnellement, j’avais apprécié le film mais ne le pensait pas d’une qualité assez importante pour remporter quoi que ce soit.

Prix du court-métrage : Le Miroir

Certaines années, ce prix sonnait comme une évidence. Là, c’était très difficile de savoir qui serait primé car les courts étaient tous de qualité et le choix dépendait plus des sensibilités de chacun. Le Miroir n’est pas celui qui m’a le plus marquée mais il avait des qualités évidentes, en particulier du point de vue esthétique.

Prix Inédit vidéo : Triangle

J’ai entendu beaucoup de bien de ce film que je n’ai pas vu ! Comme c’est un inédit vidéo, il devrait sortir en DVD et j’essaierai donc de me le procurer. Quelqu’un m’a même dit que c’était le meilleur film du festival tout confondu !

Voilà pour le palmarès. Jetons un oeil à ceux qui n’ont pas reçu de récompenses. Je suis bien contente que Devil n’ai rien eu car ce n’est que de la poudre aux yeux. Dream Home a eu pas mal de succès et certains auraient bien aimé le voir repartir avec quelque chose, dommage que tout le film n’ait pas été du niveau des scènes de tuerie gore car là, il aurait vraiment fait mouche. Mirages n’avait clairement pas le niveau pour gagner, mais je continue de penser qu’il avait tout de même des qualités et qu’avec un peu plus de moyens et un scénario meilleur, le réalisateur nous donnera des occasions de le récompenser. Troll Hunter est très particulier, mais c’est un délire qui m’a bien plu ! Évidemment, ça ne parle pas à tout le monde et c’est peut-être un peu trop maladroit pour espérer gagner. Enfin, je n’ai pas vu La casa muda mais j’ai l’impression qu’il a raté son effet. Pour terminer avec les hors-compets, je crois qu’on retiendra surtout Rare Exports, la bonne surprise du festival, le reste étant sans intérêt. Côté rétrospective, j’ai vu Repulsion qui a été le meilleur film du festival : c’est plus facile avec ceux qui ont déjà fait leurs preuves ! Il y avait aussi les excellents Haute Tension, Psychose, Donnie Darko et puis évidemment tous les Dario Argento : quel dommage qu’on ne puisse pas tout voir… Et puis, demain, je poste les photos du jury et des équipes de film. Petite note pour dire qu’ils avaient l’air vraiment tous très sympa, en particulier Dario Argento et Alexandre Aja qui s’arrêtaient volontiers prendre des photos et signer des autographe. J’ai d’ailleurs un petit souvenir bien sympa ;) Ça doit être agréable pour eux d’être au milieu de leurs fans !