Avant l'éclipse : les maladies

Ces vacances commencent de façon compliquée. Après quelques jours à Vichy pour un mariage, nous sommes arrêtés pour une nuit à Saint-Mathieu, dans la Haute-Vienne où nous avons pu croiser ma sœur qui terminait une semaine là bas. Le samedi matin, nous devions continuer notre route vers Bordeaux mais Sébastien se sent mal. Il a les syndromes d'une gastro, ce qui chez lui peut vite devenir grave à cause de la déshydratation. Nous logeons dans une chambre louée chez une dame et heureusement, la chambre reste disponible ce soir et nous pouvons donc prolonger notre séjour. On voit d'abord un médecin à distance. Je vais ensuite à la pharmacie et faire des courses. L'après-midi, je laisse Seb qui semble aller un peu mieux pour profiter un peu du lac voisin avec l'enfant. À mon retour, je vois qu'il est toujours vraiment mal. La déshydratation lui crée des crampes musculaires très douloureuses qui l'empêchent de bouger du lit. Et visiblement, il n'arrive toujours pas à garder l'eau malgré les pastilles de réhydratation. Alors on se décide à appeler le 15 car je sais que ce dont il a besoin, c'est une perf pour être hydraté et qu'il sera mieux à l'hôpital. On peut alors se féliciter d'être en France et avec un service d'urgence qui fonctionne encore. Ils arrivent en 45 minutes et le descendent tant bien que mal au rez-de-chaussée où il est installé sur le brancard. Il est mal en point mais arrive tout de même à rassurer autant que possible l'enfant très impressionné par tout le dispositif et son père malade. L'ambulance l'amène à Saint-Junien, à environ 30 minutes de où nous séjournons. L'enfant et moi restons à la location et nous dînons après toutes ces émotions avec notre hôtesse et ses autres locataires dans le joli jardin. L'enfant cueille des feuilles de menthe pour agrémenter notre taboulé maison.

Le dimanche commence donc avec toute l'incertitude créée par les événements de la veille. Mon idée de départ était de ranger toutes nos affaires, de quitter la location, d'aller voir Seb et d'aviser ensuite. Mais voilà que l'enfant est malade ! Il a un peu vomi, ne veut rien manger, semble bien patraque. Est-ce la même chose que son père ? Ou un coup de chaleur ? Bon, comme par ailleurs il semble peu probable que Seb puisse sortir aujourd'hui de l'hôpital, je décide de rester où je suis. La chambre est toujours disponible. Je suis dans un endroit confortable avec une hôtesse particulièrement aimable et aidante. D'ailleurs, en début d'après midi, je lui laisse l'enfant patraque pour me rendre à Saint-Junien apporter quelques affaires à Seb et prendre de ses nouvelles. Pour arranger les affaires, je suis moi même aussi malade d'un rhume bien mal à propos.

Lundi matin, l'incertitude règne toujours. Le compagnon vient de passer sa deuxième nuit aux urgences, l'enfant va un peu mieux mais ne mange toujours rien et mon rhume est toujours aussi désagréable. Je fais un aller retour à Saint-Junien le matin pour voir Seb et en début d'après-midi, on apprend qu'il peut sortir. Alors, bien fatiguée, je range toutes nos affaires et quitte la location en remerciant chaleureusement notre hôtesse. Pour la dernière fois, je fais le trajet sur la petite route sinueuse qui relie Saint-Mathieu à Saint-Junien. Seb sort mais est encore très faible. Livide, il avance avec difficulté et s'installe dans la voiture. Je nous amène alors jusqu'à Bordeaux où nous sommes accueillis par notre amie.

Au lieu des 3 jours prévus, nous ne passons chez elle qu'une seule soirée, en bien mauvais état. Nous repartons le mardi en début d'après midi. Mon rhume semble enfin s'être calmé. L'enfant va aussi mieux. Seul Seb reste encore très faible. C'est donc moi qui conduis sur la route entre Bordeaux et Saint-Sébastien, première étape de nos vacances en Espagne. Nous sommes dans un joli hôtel qui surplombe la ville. Nous voyons à la fois la mer et les Pyrénées. Il y a une très jolie piscine dont nous profitons avec l'enfant dès notre arrivée. Nous dînons ensuite à la terrasse de l'hôtel. Seb est si mal en point que le serveur s'inquiète pour lui.

Le mercredi, Seb est encore très fatigué donc je décide de sortir seule avec l'enfant. Le temps est gris et frais ce qui est très agréable au milieu des multiples canicules de l'été. J'affronte la circulation et le parking galère dans la ville. Nous marchons un peu dans le centre, voyons la plage et allons visiter le bel aquarium. En sortant, nous prenons un goûter "chocolate con churros". Même si tout n'est pas encore ok, voilà déjà un petit goût de vacances. Le soir, j'arrive à faire sortir Seb jusqu'à un restaurant à 5 minutes en voiture de l'hôtel mais ça reste laborieux.

Nous quittons Saint-Sébastien le jeudi matin. Seb est encore fatigué et c'est moi qui conduis à travers le beau paysage de montagne jusqu'à notre camping au sud de Pamplune. Et c'est là que la situation se renverse. Seb va beaucoup mieux et commence à de nouveau pouvoir agir normalement. Mais c'est moi qui commence à me sentir mal. J'ai une légère nausée et je n'arrive pas à savoir si c'est seulement la chaleur ou si j'ai vraiment quelque choses. J'accompagne tout de même l'enfant à la piscine où l'eau fraîche me fait du bien même si je ne fais pas grand chose d'autre que de m'asseoir dans un coin le plus à l'ombre possible.

Mon état ne s'améliore pas et le soir, je suis incapable de manger, je me mets juste en boule dans le lit et il faut se rendre à l'évidence : c'est à mon tour d'être malade. Je passe une nuit compliquée. Heureusement nous sommes bien installés sous une grande tente aménagée avec des nuits agréablement fraîche. Je passe la journée du vendredi à me reposer, d'abord sous la tente puis à l'ombre sur la chaise longue et enfin couchée sur l'herbe, rafraîchie par l'arrosage automatique. Je n'ai pas la force de faire plus. Le samedi, je reprends quelques forces. Seb et l'enfant sortent sans moi mais j'arrive à me rendre à la piscine plusieurs fois dans la journée. Enfin le dimanche, je me sens assez remise pour partir en excursion et nous pouvons donc enfin commencer nos vacances avec une semaine de retard.

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