Gerardmer 2026 - Samedi

Tout comme la veille, nous n'avons que trois films aujourd'hui et rien ce matin. Le soleil brille et nous allons nous promener dans la ville encore enneigée. Nous nous rendons à l'espace Fantastique installé sous un chapiteau place du Tilleul. On y trouve différents stands et Le Grimoire, espace où plusieurs auteurs viennent présenter et dédicacer leurs œuvres. Et ce matin, on y trouve aussi notre ami Fabien Delage qui doit participer à une discussion sur le fantastique. Il vient par ailleurs de publier "L'extraordinaire Cabinet de Curiosités Spirites" où il présente tout un tas d'objets historiques lié au spiritisme. On écoute la table ronde puis on achète son livre ainsi que deux autres ouvrages de littérature jeunesse pour rapporter aux enfants. Puis on va s'installer dans un petit restaurant proche du lac pour déjeuner tranquillement avant notre séance de 14h au Casino.

Nous voilà enfin pour découvrir le dernier film de la compétition, Cadet du kazakh Adilkhan Yerzhanov. Une femme obtient un poste de professeur dans une académique militaire et inscrit son fils adolescent dans cette même école. Le rythme est assez lent ce qui après déjeuner un quatrième jour de festival est un peu dur, surtout dans cette salle où il fait un peu trop chaud. Mon cerveau a tout à fait envie de dormir sauf que le film est en russe donc si je ferme les yeux, je ne peux plus lire les sous-titres et je ne comprends plus rien. Malgré ma lutte contre le sommeil, je vois que le film est très bien. Il a une magnifique image avec ces longs paysages désertiques et couverts de neige où se découpent les bâtiments soviétiques austères. Le jeune homme du film a un aspect un peu efféminé avec de longs cheveux noirs, il est maltraité par ses camarades et ses professeurs qui lui reprochent son manque de virilité. Même sa mère le rend coupable de ce qui lui arrive. Et puis, les jeunes élèves de l'école commencent à mourir de façon très étrange. C'est un film qui dénonce la violence, l'injonction à la virilité et la culture de guerre et de mort imposés aux jeunes garçons. L'histoire se déroule en février 2022, date du début de la guerre en Ukraine et ce n'est clairement pas une coïncidence. La fin est sombre. Même si je n'ai pas réussi à accrocher tout le temps, je reconnais les qualités du film qui me reste longtemps en tête.

La séance avec laquelle nous enchaînons est plus légère. Nous voyons Alter Ego, film français des réalisateurs Nicolas Charlet et Bruno Lavaine. Le personnage principal, Alex, joué par Laurent Lafitte, est un cadre d'âge moyen à la vie un peu plan-plan : marié avec enfant, vie professionnelle moyenne, propriétaire d'un petit pavillon mitoyen dans un lieu quelconque. Son univers bascule quand le nouveau voisin qui emménage est son sosie parfait, mais avec des cheveux (les deux sont joués par le même acteur). Sauf que personne ne remarque cette ressemblance à part lui. Le voilà rongé de jalousie car il voit dans son double une sorte de version améliorée de lui-même que tout le monde semble lui préférer. Le film est très drôle et va jusqu'au bout de son concept avec un ton souvent un peu absurde ou volontairement caricatural comme pour moquer nos petites lâcheté et médiocrités quotidiennes.

Enfin, après une pause dîner, nous nous rendons à 20h à notre dernière séance du festival pour voir Cold Storage de l'américain Jonny Campbell. Suite à un incident mortel, un échantillon de champignon échappé d'un container spacial est entreposé sous terre dans une enceinte sécurisée de l'armée américaine. Mais les années passent et l'enceinte est revendue à un garde meuble, l'échantillon laissé au même endroit qui est supposé resté assez froid pour l'empêcher de s'échapper. Évidemment, ça ne se passe pas comme prévu. On suit alors les deux employés du garde meuble, témoins involontaires de la contamination verdâtre qui menace l'humanité. Le film n'a pas beaucoup plus d'ambition que de nous montrer ces deux jeunes assez sympa se confronter aux zombies tout couverts de pustules vertes. Il y a beaucoup d'humour, un bon rythme, de bons acteurs et une histoire qui se prend assez au sérieux pour nous emmener mais pas trop pour ne pas devenir un navet. Liam Neeson joue une caricature de lui même pleinement assumée, militaire à la retraite ayant mal aux dos bien décidé à ne pas laisser l'infection champignonesque se propager. C'est une bonne façon de terminer le festival sur une touche un peu légère et décalée.

Pendant que nous voyons le film, le Palmarès est annoncé car cette année, la cérémonie a lieu le samedi soir et plus le dimanche comme c'était le cas auparavant. Le Grand Prix est décerné à Mother's Baby, le jury a donc été sensible aux qualités intrinsèques du film même si l'aspect fantastique n'est pas central. Le prix spécial est partagé par Weed Eaters et Cadet, deux films très différents mais que j'ai appréciés chacun à leur manière. Cadet récolte aussi un prix de la critique mérité. Mon chouchou Don't leave the kids alone gagne le prix du Jury Jeune. J'ai eu l'impression que le film avait été assez apprécié par les parents de jeunes enfants mais peut-être que l'enfance des lycéens et lycéennes du jury étant encore assez proche, ils se sont reconnus dans cette histoire un peu foutraque mais touchante. Enfin, c'est Redux Redux qui gagne le prix du public. Cette année, il n'y avait pas de "gagnant évident" car les avis étaient partagés sur l'ensemble des films. Le prix du public est basé sur une moyenne des notes et va donc aller vers un choix plus consensuel, ici un film bien fichu même si, pour moi, il reste beaucoup trop superficiel.

Avec le nouveau planning qui commence le mardi soir, il n'y a plus de nouveaux films présentés le dimanche. En particulier, nous avons vus tous ceux proposés à la séance de 11h. Avec 16 séances, notre festival se termine donc le samedi soir et nous avons tout le temps le dimanche pour ranger tranquillement nos affaires et rejoindre notre train à Nancy dans l'après-midi. Cette édition a été très sympa avec plusieurs belles découvertes et, pour ma part, aucune grosse déception.

Il y avait une particularité cette année qui m'a frappée. On remarque souvent des thèmes récurrents ou des modes, que ce soit les zombies ou les vampires ou autres. Cette année, c'était la maternité ou plus globalement la parentalite / les enfants d'une façon TRÈS marquée. C'est un thème qu'on retrouve souvent mais là c'était assez redondant. Voici les 15 films que j'ai vus avec la présence ou non du "thème"

Thème primordial dans le film : Welcome Home Baby, Satan's Slave, Don't leave the Kids alone, I live here now, Mother's Baby, The Thing With Feathers, Redux Redux, Cadet

Thème important : Nervures, La Vieja Loca, Silence, Junk World (la question de la reproduction revient plusieurs fois, le robot est une "nounou", + toute la séquence avec la petite princesse)

Pas vraiment mais on voit des enfants : Alter Ego (là pour le coup, tout le monde s'en fout du gamin), Cold Storage

Vraiment pas du tout : The Weed Eaters

On voit le seul qui a échappé complètement au thème est The Weed Eaters où les enfants sont tout de même évoqués par le personnage qui est prof pour dire qu'il ne les aime pas !

Et voilà, c'est fini pour cette année, à l'année prochaine !

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Gerardmer 2026 - Vendredi

Il fut un temps où l'on achetait nos Pass Festival le jeudi matin à l'espace Tilleul. C'était l'époque révolue des longues files d'attente devant les salles sans jamais être sûrs de rentrer car les réservations n'existaient pas. Puis le système est passé en ligne. Depuis lors, il faut être au taquet le jour de l'ouverture des réservations de séances pour avoir les films qu'on souhaite. Mais ce n'est que depuis récemment que les pass eux mêmes, vendus dès le mois de décembre, s'épuisent rapidement. Et cette année, on s'est fait avoir. On ne s'est pas connectés à l'ouverture des ventes mais plus tard dans la journée. Les Pass festival étaient épuisés ! En désespoir de cause, nous avons pris des Pass journée pour le mercredi et le jeudi et avons pris les autres films en pass séance. Notre programme s'en ressent : on a blindé nos 2 premières journées et on s'est concentré sur l'essentiel pour le vendredi et le samedi. Quand on paye chaque séance, on réfléchit un peu et on ne rempli pas tous les trous juste parce qu'il y a un film à cette heure là.

Vendredi matin, nous sommes libres. Le temps est à la pluie et on reste juste à glandouiller tranquillement à la location. À midi, on s'installe à la Géromoise pour un long et copieux déjeuner et on commence notre journée de cinéma à 14h30 pour les Courts Métrages à l'Espace Lac.

Cette année, il y a 5 films en compétition et je dois dire qu'ils étaient tous très bien. Le premier Dammen de Grégoire Graesslin arrive à raconter une histoire avec simplement un plan fixe dans un petit coin de nature vosgiennne. Belle prouesse et beau travail sur le son qui passe petit à petit du bruit de la nature estivale à l'angoisse de l'inconnu. On a ensuite Dans le ventre du Leviathan de Paul Tandonnet qui part vers la SF et s'en sort très bien. Puis Exsanguina de Jonas Brisé, found footage bien maîtrisé, flippant et drôle, c'est lui qui gagne le prix. Puis La Dernière Neige de Rodolphe Bouquet-Populus raconte une histoire de monstre sur des pistes de ski avec là aussi pas mal d'humour et un bon jeu d'acteur. Et enfin mon préféré, Gavage de Aurélien Digard, qui dénonce avec beaucoup d'humour l'exploitation animale dans une fable assez absurde qui va jusqu'au bout de son idée. La seule chose qu'on peut regretter c'est de ne voir aucune réalisatrice parmi les sélectionnés mais j'ai apprécié que l'un d'eux le fasse remarquer et qu'il en profite pour mettre en avant sa chef op et le reste de son équipe.

Après cette séance, nous avons une longue pause. On marche un peu dans le centre mais il tombe une bruine glacée désagréable donc on rentre rapidement à la location où on attend patiemment la suite de notre programme.

À 20h nous sommes au Casino pour le 7ème film de la compétition, Junk World du japonais Takahide Hori, film d'animation en stop motion, préquel d'un autre film que je n'ai pas vu. C'est complètement barré. Le réalisateur, qui fait quasiment tout tout seul, a créé tout un univers et on a un peu l'impression de voir une aventure play mobile qui aurait mal tournée. On est dans un monde où des humains se battent contre des robots en string avec des portails interdimensionnels, des voyages dans le temps, des civilisations entières qui se font et une espèce de boucle temporelle qui nous fait revoir les mêmes moments absurdes sous différents points de vue. Il y a clairement quelque chose, du génie et de la folie, dans cette œuvre. Je comprends qu'on puisse adorer. J'ai personnellement du mal à rentrer dans le délire et surtout je trouve ça un peu long. À la fin, je n'en peux plus des retournement de situation à n'en plus finir. Si j'apprécie le petit making of du générique quand le film continue post générique pendant encore plusieurs minutes, c'est vraiment trop pour moi.

Le film suivant avec lequel on enchaîne est beaucoup plus classique, peut-être un peu trop. C'est le 8ème film de la compétition, Redux Redux des américains Kevin McManus et Matthew McManus. Là aussi, il y a un portail interdimensionnel sous forme d'une grosse boîte en métal. Une mère se balade de dimensions en dimensions pour tuer toujours le même homme : l'assassin de sa fille. C'est bien fichu, bien réalisé, l'histoire est tendue, on se laisse prendre. Mais après coup, que reste-t-il ? Ça reste finalement assez prévisible et même cliché. On ne fait qu'effleurer le sujet et il n'y a rien de vraiment piquant ou dérangeant. Le tueur est un tueur méchant qui n'a pas beaucoup d'autres caractéristiques que d'être un vraiment méchant, la mère et la jeune fille ne sont pas beaucoup plus originales. Je lis dans le résumé que la mère vengeresse "perd son humanité" à force de tuer le méchant mais si c'est ce que le film dit, ce n'est pas ce qu'on voit et il n'y a en réalité aucun vrai enjeu moral dans tout ça. J'ai aimé voir le film mais je trouve que ça reste assez superficiel et ça ne me marquera certainement pas.

Et voilà, la pluie a enfin cessé et la ville est de nouveau gelée et nous on rentre avant de faire notre dernière journée de festival.

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Gerardmer 2026 - Jeudi

Jeudi matin, la ville est recouverte de neige et le lac même en partie gelé. Nous nous rendons à l'Espace Lac pour notre premier film de la journée qui est, comme la veille, un film autrichien en compétition où l'on retrouve de nouveau le thème de la maternité. Cette fois c'est Mother's Baby de la réalisatrice Johanna Moder. On suit une jeune femme cheffe d'orchestre qui consulte avec son mari une clinique spécialisée car elle n'arrive pas à avoir d'enfant. Le traitement fonctionne, elle est enceinte et rayonnante. Mais l'accouchement se passe mal et la voilà séparée de son bébé pendant plusieurs jours. Quand elle le retrouve, elle doute et n'arrive pas à se réjouir de sa maternité.

Le hasard veut que j'ai écouté un podcast cette semaine où une jeune mère racontait une expérience très similaire où elle n'arrivait pas à se convaincre que son nouveau né était bien le sien. Dans la réalité, c'était évidemment son enfant mais dans le film le doute s'installe. On ne sait pas si c'est la mère qui devient folle ou si elle a raison.

Tout devient étrange, le nouveau né est filmé dans toute sa bizarrerie, chacune de ses réactions est scrutée par sa mère qui n'arrive pas à s'attacher à lui, à accepter ce nouvel état, à supporter d'arrêter de travailler et de laisser passer des opportunités professionnelles. On voit aussi l'attitude faussement bienveillante et condescendante du personnel médical de la clinique, en particulier le médecin et l'étrange sage-femme (jouée par l'actrice de la veille qu'on a donc vu réaliser 2 accouchements dans 2 films différents). Certains festivaliers reprochent au film de ne pas être assez fantastique, le vrai "fantastique" n'arrivant qu'à la toute fin et de façon assez suggérée. Mais pour moi, le fantastique passe aussi par le traitement, l'ambiance, l'étrangeté. Ici on est en permanente dans le doute, dans la folie, c'est bien l'esprit d'un film fantastique. Je sors en ayant beaucoup aimé la séance.

On a le temps de rentrer rapidement déjeuner avant de revenir à l'Espace Lac pour le 5ème film de la compétition, The Weed Eaters du néo-zélandais Callum Devlin. C'est le 7ème film que nous voyons et le premier qui ne parle pas de maternité ! C'est une production à petit budget assez barrée d'humour horrifique et gore. On suit 2 couples d'amis qui décident de fêter le nouvel an dans une sorte de grange abandonnée louée pour l'occasion. Ils sont un peu nuls, pas très bien organisés et leur principal projet est fumer du cannabis en continu. Ils sont ravis quand ils tombent sur un vieux pot plein de hash. Les ennuis commencent quand le loueur meurt accidentellement et qu'ils découvrent que la drogue leur donne le goût de la chaire humaine. La nullité des personnages rendus lents par la drogue et ne prenant que de très mauvaises décisions est ce qui rend le film drôle. Le concept est poussé de façon intéressante plein d'humour absurde et avec de jolis moments gores.

Ensuite, nous prenons une petite pause goûter au Neptune avant de nous rendre à la séance au Casino pour Vieja Loca, film hors compétition de l'argentin Martín Mauregui. C'est une excellente surprise ! Peut-être mon préféré du festival. Un homme rend service à son ex et va s'occuper de sa vieille mère pour une soirée, dans une grande maison un peu décrépie. Seulement la vieille dame n'a plus toute sa tête et confond son gendre avec son ancien amant. Elle le séquestre en l'attachant à un fauteuil et lui rappelle leur passé criminel. C'est très drôle dans un genre humour noir et sanglant. Le gendre, très bel homme serviable et poli, subit tout ce qui lui arrive le plus dignement possible, essayant de ramener sa belle-mère à la raison et désespérant de sa situation de plus en plus critique. Le personnage de la vieille femme est très bien fait, à la fois vulnérable et dangereuse, touchante même dans ses pires moments. Derrière son humour grinçant, le film prend son sujet au sérieux. Il parle de la vieillesse et de la démence mais aussi de la violence, celle commise par la vieille dame dans le contexte de la dictature Argentine et celle qu'elle a subit de son atroce ancien amant tortionnaire. Je trouve en particulier la scène de fin très jolie.

Après ce film, nous nous rendons directement à l'Espace Lac pour le 6ème film de la compétition : The Thing with Feathers du britannique Dylan Southern. Je vais avoir du mal à émettre un jugement sur ce film car il me touche, ou me traumatise plutôt, d'une façon trop personnelle. Dans la première scène du film, on voit l'acteur principal Benedict Cumberbatch en costume noir sur un canapé avec un visage défait. En face de lui, deux petits garçons d'environ 6 ou 7 ans et il leur dit tristement "Vous avez été très bien". Et là je comprends : sa compagne, la mère des enfants, est morte, ils étaient à son enterrement. On va donc passer tout le film à voir le deuil d'un père et de deux petits garçons de l'âge de mon fils suite à la mort soudaine d'une femme qui devait avoir mon âge. C'est juste trop pour moi, surtout quand il s'agit des enfants. Voir deux petits dans la douleur de la perte de leur mère est une expérience trop intense et je passe tout le film crispée sur mon siège, en larme. Je supporte un peu mieux le deuil du père car il faut dire que mon compagnon ne ressemble pas vraiment à Benedict Cumberbatch (sorry) et n'a pas du tout le caractère du personnage principal : il se débrouillerait un peu mieux, au moins sur le plan matériel. Mais tout ce désespoir est quand même extrêmement lourd et difficile à supporter. Le père est dépassé et ça, en tant que parent, je m'identifie complètement. Malgré mon état, je vois tout de même que le film est très beau. Il y a un personnage de corbeau (élément fantastique justifiant sa présence ici) né de l'imagination du père qui vient à la fois tourmenter et accompagner cette famille en deuil. Mais c'est un film sur le désespoir, sur le noir profond de la tragédie. Je ne peux le conseiller que si vous êtes préparés psychologiquement et peut-être pas si vous êtes un parent dans une situation ressemblant à celle du film.

Enfin, nous enchaînons avec un film tout à fait différent. Il y a 3 ans, Eduardo Casanova gagnait le grand prix avec La Pietà, que j'avais beaucoup aimé. On retrouve son style unique et déjanté dans son nouveau film Silence, présenté cette fois hors compétition. Comme pour le précédent, il crée un univers visuel tout à fait excentrique, à la fois kitch et splendide. Mais au delà de la forme, le réalisateur arrive à vraiment explorer son sujet. C'est un film qui parle de vampire, de maternité, de lesbianisme, de la peste, du sida, de coming out et de tolérance, oui tout ça à la fois, avec beaucoup de fantaisie, d'humour, de grand guignol, mais tout en prenant son histoire et ses personnages au sérieux. J'aime beaucoup et la scène finale du baiser flamboyant entre les deux femmes est particulièrement belle.

Nous rentrons ensuite à travers la petite ville gelée, il nous reste encore 2 jours.

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