Films de juin
Comme j'ai passé une bonne partie du mois de juin en vadrouille, je n'ai vu que deux films !
La Solitude des nombres premiers de Saverino Costanzo
Voilà la version film du livre que j'ai lu il y a un moment déjà et dont j'avais laissé une critique sur ce blog. J'ai apprécié l'adaptation qui prend le parti de développer le côté sombre du livre. La réalisation rappelle les codes du Giallo italien avec ses musiques et ses couleurs criardes, elle nous plonge efficacement dans l'ambiance du début des années 90 où se déroule une partie importante du film. Comme pour le livre, c’est l'enfance et l’adolescence qui sont le mieux réussies, la fin qui se concentre sur la vie adulte traine un peu et aurait mérité un montage plus court. Dommage, car c'est un film de qualité.
Le Complexe du Castor de Jodie Foster
Un film de Jodie Foster avec Mel Gibson, j'avoue que ça me faisait un peu peur, surtout vu le thème étrange : un homme profondément dépressif ne s'exprime plus qu'à travers une marionnette. J'ai été agréablement surprise. Le film reste assez convenu, mais le jeu de Mel Gibson est très convainquant. A travers lui, on explore la folie d'une façon originale et touchante. Les personnages secondaires, dont Jodie Foster elle même, sont eux aussi intéressants et bien développés. C'est à la fois dérisoire et tragique, sans drame ni happy-end.
Films de mai
En mai, 5 films !
Scream 4 de Wes Craven
Quand le premier Scream est sorti, j'étais adolescente et j'ai adoré ! Puis, il y a eu le 2, qui m'a un peu déçue, et puis le 3 qui m'a beaucoup déçue. Un 4, si longtemps après, j'avais de grosses appréhensions même si le nom de Wes Craven attisait ma curiosité. Et finalement, quelle bonne surprise ! Évidemment, on ne peut pas attendre plus que ce que c'est, ça reste une grosse production américaine. Mais j'ai trouvé beaucoup d'humour, beaucoup de références du genre avec, beau cadeau, une scène entière de Shaun of the dead. Une belle énergie et un belle note de nostalgie pour un classique de mon adolescence.
Road to Nowhere de Monte Hellman
Un film étrange, plein d'énigmes qui rappelle Mulholland Drive en moins stylisé. Il y a le concept du film dans le film, le réalisateur joue sans arrêt avec la notion de réalité et de fiction. D'ailleurs, la réalité des évènements reste assez vague, nous ne pouvons en avoir qu'une image floue, rien n'est là pour nous donner des certitudes. J'ai aimé ce jeu avec le spectateur, ce labyrinthe inquiétant. Je suis sortie intriguée et séduite.
Minuit à Paris de Woodie Allen
Un agréable film à l'image de son réalisateur porté par un Owen Wilson parfait en gentil ahuri. J'avais un peu peur de l'image carte postale de Paris, mais j'ai trouvé beaucoup d'humour à ce tableau assumé de la ville. Le Paris, du passé ou du présent, n'a rien de réaliste, il n'est là que pour illustrer la tendance nostalgique du héros. Le vrai Paris n'est pas montré, mais on nous suggère qu'il vaut sans doute mieux que ça.
Tree of Life de Terrence Malick
Ce film est assez difficile à juger, chef d’œuvre pour certains, d'un ennui mortel pour d'autres, je comprends les deux points de vue et mon avis est mitigé. Ce que je pense, c'est que Terrence Malick est passé à côté d'un très grand film. Il parvient presque à nous faire avaler sa métaphore du monde et de la vie qu'il amène pourtant avec de gros sabots. Mais il se laisse emporter dans son délire et perd une bonne partie de ses spectateurs. Le début du film, s'il est beau, est trop long. Et vraiment, quand on arrive aux dinosaures, ça ne fait tout simplement aucun sens (en plus, c'est moins beau). La partie sur la famille est magnifique. On retrouve tout le style du réalisateur : les images grandioses, une histoire en ellipse, presque sans un mot mais à travers laquelle les relations se nouent avec justesse et violence. Dommage que le personnage de Sean Penn (adulte) ne soit montré que par flash, on voudrait en voir plus et pas que au milieu des déserts et des fantômes. En conclusion, je dirai : moins de dinosaures et plus de Sean Penn !
La Conquête de Xavier Durringer
Changement de style avec La Conquête, du lyrisme on passe au pur terre à terre. Un peu trop diront certain ? Il y a clairement un choix de réalisation minimaliste : découpage en scènes bien distinctes, plans style téléfilm. Mais je ne trouve pas que ça manque de classe, il y a un cynisme, un humour présent du début à la fin. Évidemment ça tient beaucoup au jeu de Podalydès qui nous fait un Sarkozy plus vrai que nature. Certains l'ont trouvé trop complaisant, je ne suis pas d'accord, il fait froid dans le dos ! Je dirai juste, ayant découvert que le conseiller qui suit Sarko du début à la fin est Claude Guéant, que lui semble , pour le coup, beaucoup trop sympa !!
Films d'avril
En avril, 6 films !






